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14
nov
10

Kirill’s 25th birthday at Jervis Bay

Je crois que lors de son passage dans le sud de la France, le p’tit Kirill a bien aimé le concept de louer une maison tout un week-end pour célébrer un anniversaire. Et vu qu’un quart de siècle, ça se fête, il nous avait réservé une superbe villa au bord de l’eau, dans notre petit coin fétiche : Jervis Bay.

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

7 personnes au total pour passer un week-end mémorable dans cet endroit de rêve. Les convives étaient majoritairement de l’Europe de l’Est, avec Kirill et Valéria, mais aussi Kirill (un second, et il y aurait du y en avoir un troisième mais il était malade… c’est fou ça, tous les russes s’appellent Kirill et tous les colombiens s’appellent Diego ou quoi ?), Palina de Biélorussie… sauf nous, et Ben, Australien. Du coup, on a mangé à la russe tout le week-end et goutté des spécialités du pays comme ces brochettes de poulet mariné dans… je ne sais plus quoi, grillée au feu de bois, et qui s’appelle… je ne sais plus comment. Bah oui, des noms pareils, on n’a pas idée ! En tout cas, c’était délicieux !

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Estelle s’était occupé de prendre les gâteaux et en avait pris 3. Un par jour ! Trois fois plus de bougies à souffler. Très gâté le Kirill.

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Vu qu’on est des jeunes fous, le premier soir, on a fait nuit blanche. Faut dire qu’une si belle maison, avec tables de billard, hyper grand écran LCD avec PS3, et jardin qui donne direct sur la baie, ça ne donne pas envie de se coucher. Et ne pas dormir a été la meilleure idée qu’on ait pu avoir, puisqu’on a assisté au plus beau levé de soleil possible et imaginable. Un spectacle à en perdre la raison.

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Du coup, à 5h30 du matin, je suis allé réveiller Estelle, qui dormait à poings fermés. En tant normal, elle m’aurait incendié sur le champ de la retirer des bras de Morphée. Mais là, elle m’a remerciée. C’est Kirill qui s’est fait voler des les plumes quelques heures plus tard, par Valéria, pour l’avoir laissée dormir. Héhé.

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Tout n’était que rose et violet. L’horizon. Le ciel. L’océan. Dans un calme absolu. A peine ébouriffé par l’envol d’un couple de pélicans…

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Un peu plus tard, l’astre brûlant est apparu au dessus de la forêt, rajoutant des notes dorées au tableau.

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Vers 7h, on est quand même allé se coucher. Et après quelques frêles heures de sommeil, on a mis le cap vers Hyams Beach. Vous vous souvenez ? Le sable le plus blanc du monde. Mais cette fois, il y avait un peu trop de vent pour se baigner. Alors à défaut de faire trempette, on a trouvé une autre occupation : le cerf-volant !

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Et je comprends mieux maintenant la nouvelle passion de Damien, le kite surfing. Rien que manier ce cerf-volant, c’était tellement marrant que j’ose même pas imaginer le pied que ça doit être de s’en servir pour surfer sur l’océan.

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

L’autre Kirill est photographe, et il a eu l’excellente idée de nous faire faire des jeux de lumière en mettant des poses longues sur mon appareil photo. Place à la créativité ! Devant le feu de joie, un modèle prenait la pose, et un artiste dessinait avec un pinceau à lumière (enfin, une lampe torche). Je vous laisse apprécier nos chef d’œuvres.

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Le cadeau de Kirill pour ses 25 ans était un équipement complet de golf. Et comme le week-end avait été plutôt fou, il semblait de bon ton d’enfiler la tenue de Johnny Depp aka Raoul Duke dans Las Vegas Parano. Kirill nº2 s’est fait un plaisir d’immortaliser ça. Respect !

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Voilà la troupe des joyeux lurons en week-end.

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Et puis en arrivant à la maison, le dimanche soir, comme si le ciel de Drummoyne était un peu jaloux de notre admiration pour l’aurore de Jervis Bay, il nous a rappelé de quoi il était capable…

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Kirill's 25th birthday at Jervis Bay

Encore un super week-end dans un de nos endroits préférés d’Australie, « so far ». Et encore joyeux anniversaire au p’tit Kirill ;)

01
jan
10

The Three Goddess and a Sunset

Quoi de mieux pour commencer l’année 2010 – et encore une bonne année à tous – que de s’installer confortablement dans le parc à côté de la maison pour apprécier un nouveau couché de soleil estival, où la danse des nuages sublime les derniers éclats de lumière. Les filles sont restées sans mot. Alors j’en fais de même, et vous laisse admirer.

Sunset on the Parramatta river

Sunset on the Parramatta river

Sunset

Sunset

Sunset

Sunset

01
août
09

JB’s Sydney stopover in his Pacific Tour

Le frère d’Estelle, Jean Baptiste, grand voyageur devant l’éternel, venait d’achever sa visite des Etats-Unis, et n’a pas raté l’occasion de faire un petit tour dans le Pacifique pour venir nous rendre visite (ou l’inverse). Arrivant sur le sol Austral, il ajoutait ainsi un 47ème pays visité à son impressionnant palmarès. C’est d’ailleurs le premier (d’une longue série, on l’espère) à venir nous voir depuis le vieux continent. Il fallait l’accueillir comme il se doit et être des guides à la hauteur du phénomène.

Sydney Monorail Station

Sydney Monorail Station

Difficile de dire si c’est Sydney qui regorge d’attractions touristiques ou si nous sommes un peu flemmards, mais il est vrai qu’il nous reste tout un tas de choses à faire et à voir avant de pouvoir dire que l’on en a fait le tour. Ou peut-être qu’inconsciemment, on les écume avec parcimonie afin de conserver notre lot de découvertes pour l’année qui vient. Eh oui, parce que si on fait tout d’un coup, qu’est-ce qu’il nous restera à raconter sur le blog ?

Brother and sister in Darling Harbour

Brother and sister in Darling Harbour

Nous partons donc à la rencontre de JB, qui nous attends à la sortie de Central Station (non non, on n’était pas trop en retard cette fois). Puis on se dirige, tranquillement, au travers des rues de la ville, vers les Royal Botanic Gardens. Le ciel ne nous montre que du bleu et le soleil réchauffe copieusement l’atmosphère. Nous sommes pourtant en plein hiver, et cela fait maintenant trois semaines que nous n’avons pas vu l’ombre d’un nuage. Autant dire que l’on a connu des hivers plus rudes !

Darling Harbour

Arrivés dans le grand parc, et après qu’Estelle se soit fait manger quelques cheveux en voulant abreuver une horde de cacatoès, on se pose quelques instants, allongés dans l’herbe, au bord de l’eau et juste en face de l’Opéra. Il fait bon, tout est calme, la faune et la flore en symbiose avec la ville. JB nous confie alors ses premières impressions : lui qui cherche un pied à terre, il se dit qu’il pourrait bien élire domicile à Sydney. Et ça, venant de quelqu’un qui a parcouru le monde, ça fait vraiment plaisir à entendre.

Darling Harbour

Cette première journée restera une visite classique, avec l’Opera House, Circular Quay, George Street et son Three Wise Monkeys.

Darling Harbour

Le deuxième jour allait déjà être plus original. Tout d’abord parce que l’on est enfin monté à bord du Sydney Monorail. Ce train aux allures futuristes qui parcourt la ville sur un étage supérieur. Il nous a emmenés du centre vers Darling Harbour, en nous faisant découvrir ses rues sans être encombrés par le trafic. La rapidité du train avec une vue bien plus agréable qu’un bus, c’est parfait.

Darling Harbour from Pyrmont Bridge

Darling Harbour from Pyrmont Bridge

Darling Harbour encore flatté par des conditions d’ensoleillement difficilement perfectible, on ne s’en lasse pas. Mieux, on en mangerait. On s’est donc trouvé un petit restaurant, pour prendre un petit déjeuner tardif en terrasse, avec vue plongeante sur le port. Au menu : pancakes, sirop d’érable, cheese cake… Hmmmm, rien que d’en parler, ça donne envie d’y retourner.

The Three Wise Monkeys

Rassasiés, on est remontés dans le Monorail dont le tracé fait une boucle autour de la ville, et pour quelques dollars, on peut avoir un pass qui donne un accès illimité pour toute une journée. Pourquoi s’en priver ? En voiture, direction le centre ville.

Oxford Street

Oxford Street

Sydney a beau avoir un centre ville à dimensions humaines, il faut quand même passer du temps à arpenter ses rues pour en apprécier la juste valeur. Alors on a déambulé, des quartiers d’affaires aux quartiers chinois, des grandes enseignes aux marchands de souvenirs. Et il fallait que l’on s’offre un petit détour pour se rendre dans cette rue atypique et haute en couleur : Oxford Street.

Oxford Street

Vous la connaissez maintenant, cette rue qui est la voie de lancement de la parade de Mardi Gras. Longée par cette succession de drapeaux arc-en-ciel, on pourrait difficilement se tromper. Le territoire de la provocation et de l’anti-conformisme. Il faut l’avoir parcourue pour que le panel de couleurs qu’offre Sydney soit complet.

Oxford Street

Mais l’heure tourne, et il nous faut un point de vue pour admirer le coucher de soleil. La encore, honte à nous, la Sydney Tower demeure une attraction encore inconnue. Au pas de charge, on remet le cap vers le centre avant qu’il ne soit trop tard, et que le spectacle nous passe sous le nez.

Sydney Tower

Sydney Tower

Après quelques déboires dans le labyrinthe de l’accueil, et après un passage dans deux ascenseurs différents, nous voilà au sommet de la tour, à 300 mètres au dessus du sol. Arriverez-vous à trouver ci-dessous l’Harbour Bridge et l’Opéra ?

View from the Sydney Tower

Là, on peut y voir les quartiers de Wooloomooloo (prononcé « ouoleumeuleu » à l’Australienne) sur la gauche, Darlinghurst sur la droite, puis Kings Cross et Elizabeth Bay dans le fond.

View from the Sydney Tower

Hyde Park and the Royal Botanic Gardens

Hyde Park and the Royal Botanic Gardens

Surry Hills and Moore Park

Surry Hills and Moore Park

Certains s’agitent à courir en rond pour mitrailler au travers des hublots… tandis que d’autres s’évadent, paisiblement, à la lueur d’un coucher de soleil…

View from the Sydney Tower

View from the Sydney Tower

View from the Sydney Tower

Et ce fut une fois de plus une journée bien remplie. Ce qui tombait bien puisque JB ne comptait pas s’éterniser ici. Eh oui, il a un emploi du temps strict et le lendemain, alors que l’on retourne au travail… lui s’envolera quelques jours vers la Nouvelle Calédonie. Puis il reviendra, juste le temps de me kidnapper sa sœur, et ils partiront tous les deux à la recherche du diable de Tazmanie…

13
juin
09

Winter sunset on Sydney

Une fois encore, les rayons se sont faufilés par la fenêtre du Park Lodge et n’ont eu d’autres effets sur moi que de m’inviter à une course effrénée jusqu’au sommet de la butte de Moore Park. Il fallait jouer contre la montre, le spectacle n’allait pas s’éterniser. Et celui-ci n’était pas rose, comme celui du soleil d’automne. Il était bien plus orangé, plus chaud, plus puissant. Une ironie du sort étant donné que les températures n’ont pas cette fougue, comme le veut la saison…

Warm sunset on a cold skyline

Warm sunset on a cold skyline

Enfin, l’hiver dans un climat sub-tropical est tout à fait supportable. Le thermomètre affiche 12°C au petit matin et grimpe jusqu’à 23°C au plus chaud de l’après-midi. Le soleil, quant à lui, s’éveille vers 7h du matin pour s’éclipser vers 17h. Le cycle nuageux est des plus réguliers. Cinq jours de grisaille rythmés tout d’abord de petites bruines, devenant averses, puis déluge, qui vide définitivement le ciel de tout cumulus. Puis cinq jours de grand beau temps, où chaque coup d’œil par la fenêtre vous fait cruellement regretter d’avoir trouvé un travail à plein temps. Mais le bon sens n’est jamais bien loin, rappelant qu’à choisir une saison, il est plus judicieux de travailler l’hiver. Alors on profite de ce qu’on y voit, et on ne perd pas de vue ce qu’il nous attend.

09
avr
09

Manly North Head

Manly, Manly, Manly… Oui bon, autant l’admettre, on a eu un petit coup de cœur pour ce coin de paradis. Voilà, c’est dit. Qu’est-ce que vous voulez, on n’y peut rien. Des belles rues paisibles bordées de palmiers ensoleillés, de jolies plages aux abords d’une nature encore sauvage. Il ne nous en fallait pas plus pour qu’on succombe. Après la première rencontre, et la balade depuis The Spit, il fallait qu’on y retourne une troisième fois pour visiter une partie encore inconnue : North Head.

Sydney Opera House

Sydney Opera House

Cette fois, je voyageais chargé. Comprenais par là que j’avais emmené le zoom 70/200 mm – celui-là même avec lequel j’avais fait les portraits à Sydney – communément appelé « bazooka », histoire que les photos aient un meilleur piqué. Un meilleur quoi ? « Piqué », ça veut dire… des photos où le détail est plus soigné. Ah ok, mais tu la pètes un peu quand même. Oui, c’est vrai, un peu quand même.

Sydney Opera House

Enfin, ça permet de vous montrer l’Opera House d’un peu plus près. Parce que si tout le monde connait son architecture faite de grandes coques blanches, rares sont ceux qui ont vu ce qui s’y trouvait en dessous. On peut donc y voir ces grandes façades vitrées aux multiples facettes, entourant le cœur même de la salle d’opéra. Enfin, on vous en dira plus sur l’intérieur de la structure le 21 juin prochain…

Sydney Opera House

Et puis tant qu’on y est, on ne va pas se gêner pour faire un nouveau panorama. Avec cette lumière d’automne qui filtre au travers d’un champ de nuages, on a encore une vue grandiose de la baie de Sydney. Des voluptés de chantilly éparses, d’un blanc éclatant, flottant dans l’air que respire la ville. On en mangerait.

Sydney Cove

Sydney Cove

L’arrivée à Manly s’est faite sur une note jazzy. Un petit groupe de jeunes prodiges soufflaient les cuivres et s’improvisaient une batterie avec trois fois rien, créant une musique digne des grands. Ca se passait là, sur la rue principale appelée « The Corso », qui tient son nom en référence à la « Via del Corso » de Rome, qui elle-même la doit aux courses hippiques organisées par le pape Paul II au cours du… Quoi ? On s’en fout. Bon, d’accord.

Young jazz band on Manly Corso

Young jazz band on Manly Corso

Cette fois, nous longerons Manly Beach par la droite, vers ce petit coin reculé qui avait déjà attiré notre attention mais que l’on se gardait sous le coude histoire le faire désirer : Shelly Beach.

Manly Beach

La plage n’est plus la même. Un océan un peu sur les nerfs y a poussé des monticules d’algues vertes, comme pour repousser les derniers touristes qui n’étaient pas encore tout à fait convaincus que l’été était fini.

Estelle in Manly

Mais les températures sont encore tout à fait agréables. Le thermomètre affiche 27°C et même si l’idée de se baigner ne nous a pas sérieusement traversé l’esprit, on porte volontiers les tenues légères d’une arrière saison ensoleillée. Certaines ont d’ailleurs investi dans des lunettes de soleil très « seventies » post-bab’ neo-trendy du plus bel effet.

Surfers waiting for waves on Manly Beach

Surfers waiting for waves on Manly Beach

14h. Le soleil semble avoir trouvé sa pierre philosophale, non pas pour transformer le plomb en or mais l’eau en argent. Il s’y exerce là où les nuages le laisse s’amuser, enjouant son propre reflet tel une rivière de diamants. Baigneurs et surfeurs sont pris alors dans cette masse étincelante. Le précieux métal à son état le plus liquide suit la houle de l’océan, qui essaye de lui réserver le même sort que celui qu’elle a fait subir aux algues. En vain. L’argent trop malin affleure la plage mais retrouve toujours son chemin vers le large.

Estelle in front of Shelly Beach

Nous y voilà, Shelly Beach, plage familiale à l’abri des vagues et des mouvements de foule. De ce côté, l’eau y est turquoise. C’est armés de masque et de tubas que les nageurs en explorent les profondeurs.

Shelly Beach

Shelly Beach

Un petit pique-nique sur les rochers et nous empruntons la « Blue Fish Track », ou piste du poisson bleu, pour traverser le parc national de Sydney Harbour.

Manly Blue Fish Track

Manly Blue Fish Track

Alors, sur le papier, la balade a l’air assez triviale. Elle longe la côte Est jusqu’à « Blue Fish Point », puis traverse le parc jusqu’à regagner l’autre rive, à « Spring Cove ».

Estelle on the Blue Fish Track

Dans la pratique, ça a été un peu plus compliqué…

Kookaburra

Kookaburra

On a suivi le chemin principal puis se sont présentées à nous maintes bifurcations. Il a fallu faire des choix. La suite nous apprendra que nous n’avons peut-être pas fait les bons.

Kookaburra

Enfin, on n’a continué d’avancer, se disant que la bonne direction était certainement devant nous. De chemins en chemins, nous avons fini par arriver à bon port. Et on a même eu droit à une jolie surprise à la fin de la balade.

North Head Castle

North Head Castle

Une grande masse blanche prend son envol depuis la branche d’un arbre pour en atteindre une autre un peu plus loin. Au cours de son passage au dessus de nos têtes intriguées, un son s’extirpe de son bec. Point de roucoulement, il jacasse d’un rire hilare un rien satanique. Qu’est-ce que c’est que ce drôle d’oiseau ?

Seagull on the Ferry

Il s’agissait d’un kookaburra, le martin-chasseur géant d’Australie, oiseau mythique dans la culture aborigène et oiseau national du New South Wales. Carnivore, il se nourrit d’insectes, de lézard, de petits oiseaux et autres serpents qui passeraient sous son bec. Il semblait d’ailleurs à l’affut d’une nouvelle proie. Scrutant le sol, son regard déterminé dessinait sur son visage des airs de prédateur indéniables. Un peu trop gros pour son appétit, nous n’étions pas menacés, mais définitivement sous le charme…

Sunset on Sydney Cove

Sunset on Sydney Cove

Tranquillement, nous avons repris la route vers le Ferry. Manly nous ne nous avait pas menti et avait encore suffisamment de belles choses à nous montrer pour pleinement remplir cette troisième visite. Toujours généreux, il a même salué notre retraite d’un délicieux couché de soleil, histoire d’être sur que l’on se reverra. Et il a vu juste, on reviendra.

Sunset on Sydney Cove

24
mar
09

Overwhelming day in Manly

Depuis le temps que l’on entendait parler de ce petit coin charmant, situé au Nord Est du centre ville, il étant temps que l’on s’y rende. On y accède par un ferry qui traverse toute la baie de Sydney, ce qui ne gâche rien. Et étant donné que la journée s’annonce belle et ensoleillée, ne perdons pas une minute pour aller vérifier si Manly est à la hauteur de sa réputation.

Phillip Street

Phillip Street

Le meilleur moyen de se déplacer à Sydney reste définitivement la marche à pied. Au-delà de l’exercice physique salvateur – étant données les dimensions de la ville – il s’agit surtout de pouvoir apprécier encore et encore les contrastes de ses rues. Nous partons donc pour 40 minutes de traversée, direction Circular Quay.

Opera

Pour 6,80 $, le ferry nous emmène vers un point de vue encore inédit : situé entre l’Harbour Bridge sur la gauche, l’Opéra sur la droite, et le Central Business District dans le dos. Ne serait-ce que ce panorama amorti déjà une partie du tarif. La balade se poursuit le long des côtes de la baie, permettant d’apprécier les différents niveaux de fortunes de ceux qui y ont élu domicile. Sans voir le temps passer, nous voilà arrivés.

Manly Harbour

Manly Harbour

Le quartier de Manly est effectivement très pittoresque. Une petite ville balnéaire fleurie de grands palmiers et de bâtiments qui n’osent pas les dépasser. Les façades arborent une fois de plus l’architecture victorienne. Point de foule ni de nuisance sonore, il règne ici une atmosphère calme et détendue, tout à fait à l’image des surfeurs qui ont fait de Manly leur lieu de prédilection.

Manly

La plage principale de Manly est une vaste hanse où viennent s’échouer les longs rouleaux de l’Océan. Le vent qui les souffle mêle aux embruns les grains de sable et vient rendre flou les visions lointaines. Point de détail visible au bout de la plage, juste un voile orangé qui se déplace sur le sol. Peut-être est-ce lui qui dissuade les attroupements des baigneurs et de leur serviette. Peut-être est-ce Manly qui est tout simplement un endroit épargné par la surpopulation…

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

Ou peut-être est-ce parce que la plage de Manly est tourmentée par de forts courants, empêchant de se baigner loin du bord mais permettant aux surfeurs de faire étal de leurs prouesses. Les life-guards sont là pour surveiller que l’on ne s’éloigne pas trop et usent de leur sifflet strident pour vous rappeler à l’ordre. Attention, on ne plaisante pas avec l’océan.

Manly Beach

Les vagues se lèvent d’un bon et viennent se refermer en créant un tube d’eau turquoise. Parfois brouillon, la vague semble feinter les novices pour mieux les attraper dans ses remous et leur faire boire la tasse. Parfois sublime, elle offre le terrain rêvé pour une glisse pure en son creux et une montée d’adrénaline qui durera sur toute sa longueur.

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

La journée a défilé sans que l’on s’en rende compte. Une grande balade à pied permet de longer les côtes de Manly par le sud et de se rapprocher du centre ville. Mais il est déjà trop tard pour que l’on se lance dans cette randonnée. Après réflexion, nous choisissons la sage décision : reprendre le ferry et rentrer à Sydney par les voies maritimes. Une fois de plus, notre sagesse sera récompensée… et pas qu’un peu !

Manly Beach

Nous embarquons sur le ferry de 19h, des images plein la tête, naïvement persuadés que l’on avait eu notre lot d’éblouissement pour la journée. C’était sans compter le cadeau d’adieu de notre astre solaire qui attira notre attention en jouant sur la colline sud de Manly.

On the ferry from Manly

Le ferry a quitté le quai et le soleil joueur l’a suivi, s’amusant derrière les arbres à lancer ses rayons jaunes, oranges, roses et rouges aux nuages endormis. Tout le monde sur le pont était captivé. Son numéro semblait aussi réglé que du papier à musique. Et c’est dans le silence de l’océan que l’on en appréciait les lumières.

On the ferry from Manly

On the ferry from Manly

Mais comme tout grand spectacle, l’attention du spectateur doit être judicieusement stimulée. Il faut l’accrocher, l’attiser et se jouer d’un suspens en allant crescendo. Le soleil continuait donc sa course à nos côtés, préparant en secret son bouquet final. Il en avait déjà le sourire aux lèvres, sachant son effet garanti. Et pour cause, il est parti inonder le ciel de Sydney de ses plus belles couleurs. La chaleur des lumières s’est étendue de l’Harbour Bridge jusqu’à la SkyLine. Une carte postale s’étirait sous nos yeux ébahit. Nous étions en train de vivre un instant magique. Lui riait et nous, nous avions le souffle coupé.

Sunset on the Harbour Bridge

Sunset on the Harbour Bridge

Comme les grands princes, il a tiré sa révérence sur cette grande victoire, choisissant le pont le plus large du monde comme point de fuite. Les spectateurs en aurait presque applaudit la performance.

Sunset on the Harbour Bridge

Sydney a alors pris la relève en illuminant ses buildings de mille lumières. Bien pale prestation artificielle, ne pouvant rivaliser avec l’étoile des étoiles. Mais l’effort est à saluer, ne devenons pas trop exigeant.

Sydney City

Et sur le chemin du retour, pédestre, une fois de plus, c’est un opossum que l’on croisera. Il traversera la route pour aller dans un des arbres centenaires de Hyde Park. Peu farouche, tellement habitué au passant, il prendra même la pause pour se faire photographier.

Opossum

Opossum

Cette ville est décidemment un spectacle unique de tous les jours. Vivement la prochaine représentation.

19
mar
09

Sunset over Sydney Skyline

Une lueur toute particulière éclairait le ciel de cette fin de journée. Elle attira mon attention alors que je descendais l’escalier. Mon esprit pourtant ailleurs fut ramené à la réalité par cette couleur rose et ces reflets orangés, qui transformaient alors la banale fenêtre en un cadre pour une toile de maître. Sans vraiment chercher à en savoir plus, j’ai tourné les talons pour regagner la chambre et empoigner le sac photo. Dans le même élan, j’ai dévalé les escaliers et couru jusqu’à la butte de Moore Park, en face du Park Lodge. De là haut, on a une jolie vue du cœur de Sydney. Et ce soir là, on y voyait aussi le balai d’adieu d’un brûlant soleil d’automne.

Sunset over Sydney Skyline

16
mar
09

Flying to Melbourne for a few days

Une semaine auparavant, Colm, Edel et Sue ont quitté le Park Lodge avec leur belle berline de location pour descendre vers Melbourne où ils resteront une semaine, avant de s’envoler vers Perth. Il était convenu que la Saint Patrick se fêterait avec ces irlandais et, puisqu’ils s’étaient enfuis vers le sud, nous allons partir à leur rencontre. Nous avons donc réservé deux billets d’avion sur la compagnie JetStar et à 17h, nous avons quitté Sydney pour atterrir, 1h30 plus tard, à Melbourne.

Melbourne Avalon

Melbourne Avalon

Nous nous sommes très rapidement liés d’amitié avec certaines personnes rencontrées ici même, au Park Lodge, et plus précisément des irlandais. Il est toujours hasardeux de généraliser mais force est de constater qu’ils partagent une joie de vivre, une générosité et une hospitalité sincère, ne laissant d’autre choix que de les apprécier et d’avoir envie de passer du temps avec eux. On se croirait presque au milieu d’un remake de « Bienvenue chez les Ch’tis » (qui, soit dit en passant, est à l’affiche ici sous le nom de « Welcome to the Sticks »).

Melbourne Avalon

Nous sommes descendus à l’aéroport Melbourne Avalon, situé à 55 km du centre de la ville. Colm est venu nous chercher là où la navette nous a déposés et nous sommes partis, traversant la ville de Melbourne de nuit, vers le quartier de Saint Kilda, sur Fitzroy Street, là où ils louent un très joli appartement pour la semaine.

Melbourne Avalon

Saint Kilda est un quartier très prisé ici, situé au bord de l’océan indien, avec un grand nombre de bars et restaurants rendant les nuits de Melbourne très actives. Leur appartement est de haut standing, spacieux et cossu, un havre parfait pour profiter de leurs vacances. Ils disposent même d’un matelas supplémentaire, ce qui nous permettra d’éviter de louer quoique ce soit pour les trois jours que l’on compte passer ici.

Melbourne flat in St Kilda

L’accueil se fera avec une grande plâtrée de spaghetti bolognaise, appelée « Spag’Bo », préparée par Sue, l’anglaise au milieu du couple d’irlandais. Nous serons rejoins ensuite par Vivi et Jérôme, le couple de français partis il y a quelques semaines vers la ville d’Orange pour y cueillir des pommes. Et nous passerons donc la soirée tous les sept, en attendant impatiemment de célébrer le lendemain, la fête de la Saint Patrick.

Spag'Bo with Estelle, Colm, Jerome, Sue, Vivi, Edel

Spag'Bo with Estelle, Colm, Jerome, Sue, Vivi, Edel

06
fév
09

Enjoying the sunset at Coogee Beach

Avec un appartement situé à 20 minutes de la plage, il était honteux de ne pas encore avoir touché l’eau de l’océan Pacifique. Au coin de la rue, nous sommes donc monté dans le bus de la ligne 372, et pour 3,20 $, il nous a amené au terminus : Coogee Beach.

Coogee Beach

Coogee Beach

Coogee Beach

L’après-midi touchait déjà à sa fin, le brûlant soleil se retirait peu à peu et nous avions emmené le repas dans un sac à dos pour pouvoir profiter du spectacle. Un soleil de canicule australienne ne tire pas sa révérence comme ça. Oui, voyez-vous, il fait parler de lui toute la journée durant, alors il se doit de finir en beauté.

Coogee Beach

Coogee Beach

En partant de l’autre côté du continent, il lance ses derniers rayons, les moins chauds mais les plus lumineux, sur les nuages qui se sont empressés de prendre sa place. Il les dore sur toute leur surface de son sursaut d’activité avant de s’éteindre. Il leur donne une couleur de luxe, et le ciel tout entier berce les reflets de son dernier souffle.

Coogee Beach

Même la Terre semblait chamboulée par ce magnifique spectacle. Son noyau, pourtant si constant dans sa gravité, a esquissé un sourire qui ne manqua pas de faire perdre aux promeneurs de la plage les pieds sur terre.

Coogee Beach

Coogee Beach




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