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22
sept
10

Seeking a new job – i got it! wooohoooooooo!!!

Le mercredi matin de la semaine suivante, au réveil, le téléphone sonne… le nom d’Adam s’affiche sur le portable. Pression ! Encore dans le coltard, je prie pour que ce ne soit pas une mauvaise nouvelle… Il n’a pas fait durer le suspens et m’a tout de suite dit que c’était bon, qu’ils avaient aimé ma prestation, que j’étais pris ! YEEESSSSSSS !!! Je bosse chez Macquarie, troooopppp boooooonnnnnnnnn !!!! Woooooohooooooo baby !!! Fais péter le champagne !!!!

Enfin non, ça ne s’est pas passé comme ça. Ca aurait été trop beau. Adam m’a effectivement dit qu’ils étaient ok. Mais ça n’était pas fini pour autant. Eh oui, faut bien continuer le suspens. Alors la prochaine étape, c’était la validation par le service comptable de Macquarie… Faut valider que ça rentre dans les budgets. En parallèle, on a lancé le processus de transfert de visa, parce qu’il fallait encore que mon visa soit accepté pour que je puisse travailler. Normalement, il n’y avait pas de raison que ça coince, mais bon, sait-on jamais ! Quelques jours après, la trésorerie de Macquarie a donné le feu vert : une bonne chose de faite. On s’approche, on s’approche… Ensuite ? Le « background check », ou le passage au peigne fin de mon passé pour être certain que je ne suis pas un serial killer ou un voyou terroriste. Il a fallu que je détaille les endroits où j’ai vécu sur les 10 dernières années, le descriptif de mes boulots, les personnes avec qui j’ai travaillé… Ah il faut montrer pâte blanche mon bon monsieur ! J’ai bien tout rempli, et ça a encore pris une semaine le temps qu’ils vérifient. Et moi, pendant tout ce temps, ben je ne pouvais rien célébrer, puisqu’il n’y avait rien de fait. Allez !!! Dis moi ouuuuuuiiiiiiiiiii !!!!

Quand Macquarie a donné le bon, le grand, le vrai feu vert, le 5 octobre, on n’avait encore aucune nouvelle de l’immigration. Rhaaaaa !!! Autant dire que je tenais plus en place. Mon premier jour été planifié pour le lundi 11 octobre… et pourtant, le vendredi qui précédait, toujours rien. L’angoisse. C’était « une formalité qui devrait prendre 4 jours tout au plus ». Ca fait bientôt 4 semaines !!! Ah l’administration, c’est d’une lenteur internationale ! Enfin, le 12 octobre, on a eu le véritable dénouement final de la fin du bout de l’extrémité du suspens… visa approuvé ! YaAaAaAAaahhHaaaAAAaAAA !!!!! Je commence lundi prochain, le 18. Enfin ! Ca y est !!! On n’est pas obligés de quitter le pays, je vais bosser dans le centre ville, dans la finance, dans une grosse entreprise ! YES !

Happy Mad Men

Résultat de l'abus d'épisodes de Mad Men en période de chômage

Bon ça y est, je peux vous parler un peu de ce boulot maintenant. Alors déjà, les conditions. Je suis embauché par Proquest, et cette fois, en employé permanent (CDI), et non pas en contractant (CDD) comme précédemment. Ce qui veut dire que j’ai 4 semaines de congés payés et 10 jours de congés maladie. Bon du coup, j’ai du renoncer à garder mon salaire précédent… Eh non ! Même pas, j’ai gagné 25% d’augmentation de salaire ! Et c’est pas tout, accrochez vous bien, étant donné que l’on n’est pas résidents australiens, Proquest a un partenariat avec l’organisation « Leaving Away From Home » qui prend à sa charge la moitié de notre loyer. Pincez-moi, je rêve ! J’étais déjà bien largement au dessus des revenus moyens australiens. Là ça y est, je viens jouer avec le haut du panier !

Pour info, Proquest est une petite boîte d’une 30aine de consultants, que des « top guns » placés dans des boîtes où ils sont facturés à prix d’or (d’où les entretiens préliminaires avec le russe à lunettes avant d’envoyer le CV aux clients : ils tiennent à conserver leur standing). Alors du coup, ces petits poulains, on les soigne. Plusieurs fois par mois, ils organisent des repas, des barbecues et apéros sur le balcon, des conférences sur des thèmes pointus comme la « scalabilité » ou le « datawarehouse »… Histoire de lier les troupes, de créer une vraie équipe, de garder le contact. On se réunit dans leurs splendides bureaux sur Darling Harbour et c’est toujours d’excellents moments. Clive, qui a créé cette boîte il y a à peine 3 ans, a tout compris, tout simplement !

Chez Macquarie, c’est pas Google, mais presque. Je travaille au deuxième étage, un immense open-space avec environ 200 employés. Pas de bureaux isolés. Tout le monde au même niveau. Les techniciens, les secrétaires, ceux de la finance, le support technique, les développeurs, les administrateurs, les team leaders, les chefs de projets, les responsables de développement… même Steve, le responsable du département, se trouve sur un des bureaux de l’open-space, comme les autres. Il est deux rangées derrière moi ! Du coup, pas de hiérarchie visible, pas de bureau en acajou et gros fauteuil en cuir. Ca préserve l’humilité et ça n’écrase pas les autres. Ca m’a un peu surpris au départ, mais j’ai tout de suite adhéré au concept. Je trouve même ça génial. Tout dans le pragmatisme, et ça marche parfaitement bien. D’ailleurs, pas de place vraiment attitrée non plus. On se trouve à un bureau pendant quelques mois, parce qu’on travaille avec une équipe sur un projet donné, mais dès que le projet est fini, on change tout, et on réagence pour optimiser la proximité des développeurs entre eux, mais aussi avec leurs interlocuteurs de la finance. Du coup, on ne s’enracine pas toute sa carrière derrière le même écran avec les mêmes personnes autour. Ca aussi, je trouve que c’est très stimulant.

Je parlais de Google, parce que dans cet immense open-space, il y a des grands écrans LCD en hauteur qui diffusent les chaînes sportives en continu. Il y a aussi de beaux aquariums pour se décontracter. Et il y a surtout deux grosses cuisines à disposition des employés, avec nourriture et boissons à volonté. Tout pour faire le petit déjeuner (lait, tous les jus de fruit possibles, sodas, céréales, thé, café, pain, toaster, beurre, miel, confiture…), des étagères entières de biscuits sucrés et salés… des panier de fruits… et le tout constamment réapprovisionné. Et c’est pas tout ! Le vendredi, jour du « casual wear » (pas de costard), en hommage à la tradition australienne, les frigo à boissons sont remplis de bières ! En fin d’après midi (vers 16h), elles sont distribuées à chaque équipe et on trinque tous ensemble… Moi je vous le dis, ce boulot, c’est le paradis !

Mais le travail dans tout ça ? Oui parce qu’au départ, on est quand même là pour bosser, hein. Ben le travail se passe comme sur des roulettes. Tout le monde est très qualifié, donc très autonome. On fait un point d’avancement tous les matins. Les tâches sont assignées. On travaille parfois seuls, parfois en équipe selon le besoin. Toujours en utilisant les technologies de pointe et les méthodologies modernes les plus tendances. L’ambiance est vraiment relax, chacun est responsable de sa personne : on arrive quand on veut, on repart quand on veut, du moment que le travail est fait. Moi ça y est, j’ai trouvé mon rythme : je vais à la muscu à 8h du mat, à la fraiche, juste à côté du boulot. Une douche, je commence le taf à 9h30, petit break le midi et je finis vers 17h30-18h. Les projets sont super intéressants. On est l’équipe « post trade », on s’occupe des informations d’achats/ventes acheminées tous les jours depuis les traders. C’est tellement compliqué que personne ne comprend vraiment à quoi correspondent ces informations qu’on manipule. Des cash-balances et open-trades et accruals et stock borrow loans et j’en passe et des meilleures… Mais c’est pas grave, il n’est pas vraiment nécessaire de comprendre, donc tout se passe bien ! Comme Sydney, l’open-space est très cosmopolite : beaucoup d’australiens, mais aussi des français (mon team leader vient de Bourgogne et un collègue vient de Nouvelle Calédonie !), des indiens, des irlandais, des anglais, des chinois, des russes… Et la mondialisation ne s’arrête pas là, puisqu’on échange constamment par mails ou en conférence téléphonique avec des équipes situées dans d’autres villes, notamment New-York et Honk-Kong. Autant dire qu’aucun jour ne se ressemble et que c’est toujours un grand plaisir de se lever le matin. Ce qui se dit sur Macquarie était donc bien fondé…

Ah, j’allais oublier. J’adore ce boulot, je vous l’avais déjà dit ? Héhé.

15
sept
10

Seeking a new job – Part 4

L’entretien d’aujourd’hui se passe au même endroit, mais pour un tout autre poste, dans une autre branche de Macquarie. Et je suis encore plus remonté que la semaine dernière. Faut dire que je commence à être entraîné à l’exercice ! Je rencontre les deux leaders techniques qui vont me faire passer l’entretien. L’un d’entre eux est français, ça aide à détendre un peu l’atmosphère. Mais ça ne les a pas empêchés de me passer à la moulinette.

Plus d’une heure d’entretien cette fois encore. Avec des questions théoriques piégeuses, des études de code, des résultats de requêtes, des explications illustrées sur le tableau des architectures mises en place dans mon précédent boulot… Ils ont déroulé toutes leurs questions et je n’ai pas flanché. A la fin de l’entretien, on a discuté de leur environnement de travail, des méthodologies, des projets. J’ai bien senti que le courant passait mais je ne voulais pas être trop confiant, ce n’est jamais bon. Ils m’ont dit qu’ils allaient discuter de tout ça et me tenir informé prochainement. Alors j’ai attendu, patiemment.

Macquarie Bank Headquarter

Et le verdict est tombé 48 heures plus tard : c’était ok ! YES ! Enfin, ok… ok pour avoir le second entretien. Vous croyez que c’est une blague ? Même pas. C’est Macquarie ! Donc prochaine étape, c’est direct la rencontre avec Monsieur le responsable des développements de la branche MSG, Macquarie Securities Group. Un des big boss du groupe avec son nom haut placé dans l’organigramme. Autant dire que la pression s’est faite sentir tout de suite. Et étant si près du but, hors de question de mollir !

Alors j’ai replongé dans les bouquins, à fond, mais pas sur la technique cette fois. Non, sur la méthodologie de gestion de projet. Les méthodes Agile comme on les appelle. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien, c’est comme si je l’avais senti. J’ai passé un week-end entier à regarder des vidéos de conférences sur YouTube qui traitaient du sujet. J’ai lu autant que j’ai pu. Assimilé jusqu’à plus soif.

Il fallait aussi assurer régler ce problème de fringues, parce que la chemise à 10 euros de chez Brice et la vieille cravate tordue de Kirill, c’est pas très pro. Direction « High and Mighty », le magasin de Sydney spécialisé pour les grands ! Là bas, c’est mon coin de paradis. Chemises, vestes, pantalons… tout tombe nickel chrome. C’est impeccable. Parce que dans tous les autres magasins, qui dit grand dit obèse… Enfin bref, j’ai pris la panoplie complète. Fallait jouer le tout pour le tout. J’ai dit banco la caravane ! Comme un vrai capricorne.

High and Mighty

Le lundi 20 septembre, même endroit, j’ai me suis rendu à ce fameux second entretien. Le dernier rempart avant le Saint Graal. Il y avait comme prévu Steve, le responsable des développements, ainsi que Jaya, chef de projet. On a passé en revu mes expériences précédentes et, durant une heure et demi, absolument toutes les questions ont porté sur la gestion de projet. Et j’ai donc pu briller avec ces fameuses méthodologies longuement révisées. Là encore, des mises en situation pour savoir comment je réagirais, comment je définis les priorités, gère les membres de l’équipe, les clients, les environnements, les erreurs, les conflits, les retards… J’étais complètement lessivé. Ca s’est terminé sur des sourires décontractés. Ils m’ont dit, comme toujours, qu’ils me tiendraient au courant.

On entre dans la quatrième semaine sans emploi. Officiellement, mon visa arrive à son terme. Officiellement, on est censés plier bagage et préparer notre retour en France. Je n’ai strictement aucune autre piste concrète à part Macquarie. Tout repose sur cet entretien. Autant vous dire que le suspens était littéralement insupportable !

07
sept
10

Seeking a new job – Part 3

Etre au top pour l’entretien, voilà le but qui était en ligne de mire. Pour cela, j’ai récupéré, synthétisé, lu et relu tous les exemples de questionnaires d’entretien disponibles sur Internet sur les compétences demandées pour ce poste. Des centaines de questions-réponses qui sont devenues ma bible couvrant le contenu théorique. Pour la pratique, les questions faisant appel à de l’expérience de terrain, j’ai envoyé un SOS à Nico et Fabien sur des sujets précis, et Alexandra pour tout ce qui était relatif à la finance. Une aide précieuse qui m’a permis d’étoffer mon bagage, j’en profite pour les remercier une fois de plus : mes amis, vous avez été au top !

Martin Place - GPO

7 jours de révisions intensives qui m’ont rappelé les périodes de partiels à la fac. Et qui m’ont permis de me remettre à niveau sur tout un tas de technologies que je ne connaissais pas assez dans le détail. Il me restait un autre problème à régler : la tenue vestimentaire. Parce qu’on doit se présenter à un entretien dans ce genre d’entreprises en « smart suit », comprenez le costard cravate de rigueur. Et moi, je n’ai rien de tout ça ici en Australie. J’ai bien un pantalon et une chemise qui pourraient faire l’affaire, mais ni veste ni cravate. Kirill m’en a prêté une. Tant pis pour la veste.

Martin Place Macquarie

L’entretien avait lieu au siège, à Matin Place, en plein cœur du Central Business District de Sydney, le cœur dynamique de la ville, là où je rêve de travailler depuis qu’on a débarqué en Australie. L’immeuble moderne Macquarie de 24 étages se trouve au sein même du magnifique bâtiment néo-classique fin 19ème du General Post Office. Arrivé au 8ème étage, je rencontre le chef de projet et le responsable technique qui vont me faire passer l’entretien. Une heure quinze minutes d’interrogatoire. Intense ! Des questions très précises en rapport avec les difficultés qu’ils rencontraient actuellement sur leur projet, pour s’assurer que j’étais l’homme de la situation. Moi qui croyais être paré à tout, ils ont encore élevé la barre au dessus. J’ai réussi à répondre à la grande majorité des questions, bien content d’avoir révisé ces sujets, mais il y a eu quand même certaines très spécifiques, sur des situations que je n’avais encore jamais rencontrées, et pour lesquelles je n’ai pas pu répondre avec grandes précisions.

Et c’est malheureusement là que le bas a blessé. J’aurais du avoir le verdict le vendredi qui suivait. Je ne l’ai eu finalement que le mardi d’après, car ils ont eu beaucoup de mal à prendre leur décision entre les différents candidats. Mais je n’ai pas été retenu. Ils ont pris un autre candidat qui avait plus d’expérience sur les thèmes abordés… Vous savez qui ils ont pris ? Egor ! Le russe de la semaine d’avant. Eh oui, puisqu’après l’entretien, j’ai fait un résumé des questions qui m’ont été posées à Proquest, en leur expliquant comment j’avais répondu et ce qu’ils attendaient. Proquest a rapporté tout ça à Egor, vu qu’il arrivait au bout de son contrat, et il a donc pu briller lors de l’entretien après moi ! Enfin, ce n’est qu’une bataille de perdue. Macquarie a d’autres postes à pourvoir. Et d’ailleurs, j’ai un autre entretien de prévu, le 15 septembre. C’est à dire… demain !

31
août
10

Seeking a new job – Part 2

Ma première erreur était de ne jamais avoir entendu parlé de Macquarie. Une fois cette lacune comblée, ma seconde aura été de ne pas avoir su ce qui faisait leur réputation élitiste : le recrutement. Donc, le mardi arrivant, je me suis pointé comme une fleur dans les locaux de Proquest, pour ce fameux entretien technique que je pensais gagné d’avance. Gonflé à bloc d’une confiance un peu trop présomptueuse, j’étais à des kilomètres d’imaginer le sale moment qui m’attendait.

Proquest

J’ai rencontré Egor, consultant Proquest en poste chez Macquarie, un russe de 2 mètres et 130 kg, la tête ronde et les lunettes de la même forme. Impressionnant ! Dans la salle de réunion nous a rejoint Clive, le patron de Proquest, qui voulait assister à l’entretien. Egor a commencé par des questions très génériques, où fort de mon expérience de formateur, je me plaisais à répondre avec de belles phrases toutes faites. C’était très relax pendant 10 minutes, et puis ça s’est gâté. Il est rentré dans le détail technique, en posant des questions qui semblaient relever du sens commun pour quelqu’un qui avait 7 ans d’expérience, et pourtant, j’en savais rien. Alors j’ai répondu, tant bien que mal, avec des gouttes qui perlaient sur mon front. Sur quelques questions, j’avais la bonne réponse. D’autres étaient très approximatives. Et sur certaines, je séchais complètement. Bref, j’ai vite regretté de ne pas avoir révisé mes classiques avant de me pointer au rendez-vous. Ca a duré une grosse demi heure. Au bout de laquelle je pouvais lire sur son visage qu’il n’était qu’à moitié emballé par mes compétences. Et Clive à côté qui semblait tout aussi perplexe… Est-ce que je venais de griller toutes mes chances d’être présenté à Macquarie ? Je n’en menais pas large. Une bonne claque qui vous remet les pieds sur terre.

Quelques heures plus tard, de retour à la maison, je recevais un mail de Clive me disant que l’entretien de ce matin avait révélé de bonnes connaissances sur certains sujets, et des lacunes sur d’autres. Mais ils étaient toujours confiants. Ouf ! L’entretien avec Macquarie était fixé au mardi 7 septembre. Une semaine plus tard. Une semaine pour me préparer et pour faire en sorte de ne pas revivre le même embarras. Etant au chômage, c’était parti pour une semaine entière de révision intensive. Au boulot !

27
août
10

Seeking a new job – Part 1

Pensons positif ! Il faut voir le bon côté des choses. Cette fin de contrat, c’est l’occasion de changer d’environnement de travail, de se faire une nouvelle expérience, de travailler plus près du centre ville, dans une véritable entreprise australienne, avec des nouveaux collègues, des nouveaux projets… Et puis en jetant un œil sur www.seek.com.au, on peut voir qu’il y a plus de 1800 offres qui correspondent à mon profil. Rien à voir avec les 300 disponibles quand on est arrivés en février 2009, juste après le chaos de la crise financière. De plus, je ne suis plus en visa working holiday, j’ai un an d’expérience en Australie. Bref, ça devrait être du gâteau.

Macquarie building

Avec un CV tip-top et une lettre de motivation toujours taillée sur mesure par rapport à l’offre d’emploi pour laquelle je postulais, j’étais sur d’intéresser le recruteur. Ca n’a pas loupé et le téléphone a sonné quelques heures après les candidatures. C’est l’agence Proquest Consulting qui m’a contacté en premier, et qui m’a demandé si je connaissais l’entreprise pour laquelle ils avaient des postes à pourvoir : « Macquarie Bank ». Comme un idiot un peu trop sincère, j’ai répondu « Non ». Première boulette. En effet, Macquarie est la plus grosse banque d’investissement en Australie, avec son siège à Sydney, près de 15 000 employés dans le monde, 243 milliards de dollars de capital, l’une des entreprises les plus emblématiques du pays, si ce n’est la plus emblématique (elle tire d’ailleurs son nom en référence à Lachlan Macquarie, le premier gouverneur de Nouvelles Galles du Sud, qui a transformé les pénitents en premiers acteurs économiques du pays au 19ème siècle). Et la finance étant le secteur le plus enrichissant – à tous les niveaux – pour ceux qui travaillent dans l’informatique, si vous dites « Macquarie » à n’importe quel ingénieur ici, vous verrez tout de suite des étoiles briller dans leurs yeux et un sourire mielleux se dessiner sur leur visage, comme Gollum devant son précieux !

Proquest Consulting

Honte à moi qui ne savait rien de tout ça. Heureusement, le recruteur au bout du fil ne m’en a pas tenu rigueur et m’a rapidement expliqué de quoi il s’agissait, puis détaillé le poste qu’il avait à pourvoir. Il voulait me voir au plus vite. Demain. Ok. Au petit matin du vendredi 27 août, dernier jour officiel de mon contrat avec Torres Technologies, j’allais rencontrer le recruteur Adam (après avoir eu Jésus comme chef de projet, me faire recruter par Adam me semblait dans la continuité logique des choses) dans leur magnifique bureau sur Darling Harbour, juste devant les fameux locaux de Macquarie (le fameux 6-star green building, entièrement dessiné pour le développement durable et la protection de l’envrionnement) surplombant le port. Waou ça en jette ! Après m’avoir détaillé le poste, l’environnement de travail et la rémunération, il me dit être très confiant par rapport à mon profil, il est convaincu que ça va marcher. Il faut juste que je passe un entretien technique avec un de leurs consultants en poste chez Macquarie pour valider ma candidature. Une formalité. Le rendez vous est pris pour le mardi suivant. Pas de problème.




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