De manière générale, le plus dur en Australie, ce sont les gens à qui l’ont tient. A commencer, bien entendu, par tout ceux qui sont en France. La famille, les amis, qui nous manquent chaque jour un peu plus et que ça nous torture de les savoir si loin alors qu’on les voudrait si près et que ça fait longtemps, trop longtemps, qu’on ne les a pas vu… Rhaaaa! Bon donc ça, d’une part. Et puis y a ceux que l’on rencontre sur place. On fait connaissance, on sympathise, on est généralement expatriés donc on est ouverts aux autres. Le courant passe vite. On se rappelle, on se fait une bouffe, puis deux, une soirée, une virée, on rencontre les potes des potes. Puis y a quelque chose qui se crée. Les liens se tissent. Forcément. On est tellement déboussolés d’avoir perdu nos repères, ceux-là même qui ont tracé toutes notre vie jusqu’ici, laissés là bas dans notre pays d’origine, alors on est pressés dans retrouver d’autres. On tisse d’autant plus vite. Et on se récrée un monde, un nouveau, parallèle, pas en substitution mais en palliatif. Et on s’attache aux gens. Parce qu’ils sont extraordinaires. Ils viennent d’ailleurs, d’autres cultures, d’autres modes de vie, d’autres valeurs, et si adorables, si généreux. Ils croquent la vie comme si tout allait s’arrêter demain. Tout est simple, tout est facile, ça coule comme un long fleuve tranquille…
Alors on se marre, eh oui, c’est génial, on la tient la clé contre notre mal du pays. Ils sont là autour de nous, on se voit toutes les semaines, on part en vacances ensemble. Et jamais ça ne dérape, jamais on ne s’accroche, c’est juste génial ! C’est grâce à eux qu’on va tenir le coup jusqu’à notre retour en France. Ils nous portent. Ils sont l’antidote à l’effet secondaire du voyage prolongé à l’étranger.
Mais voilà qu’en Australie, ça ne se passe pas comme ça. Le comble de cette histoire, c’est que ces nouveaux amis, en règle générale, une fois qu’on a bien tissé les liens, que le nouveau réseau est en place, de bonnes cordes solides sur lesquelles on se reposent à nouveau, et bien ils se barrent ! « Bye bye la compagnie, je rentre au bercail, ou je pars ailleurs, mais je ne prends pas racine ici ». Eh oui, c’est comme ça. Et en moins de temps qu’il en faut pour comprendre ce qu’il se passe, on se retrouve à l’aéroport, terminal d’embarquement, à dire au revoir le cœur bien gros et en se disant « encore un »…
Laura, Sue, Colm, Edel, Saurhab, Yoshi, Jamie… et y a deux semaines, c’était Daisy… et maintenant Noël… hein, quoi ? qui est le prochain ? Jack ?!? Naaaaaaaaaaaannnnnnnnnnn !!!!!
Sérieusement, Daisy et Noël dans la foulée, ça a été un sacré coup dur. Ca faisait plus d’un an qu’on se connaissait et qu’on se voyait quasiment toutes les semaines. On a eu du mal à y croire. D’autant plus que Noël parlait de partir en Europe depuis qu’on le connaissait et qu’il n’avait jamais vraiment eu de piste concrète. Alors à force de crier au loup, on a arrêté de le croire.
Et pourtant, cette fois, il mettait bien les voiles. Il avait décroché un job à Londres et dès que son visa de travail été fait, il partait. Après avoir passé 4 ans à Sydney, autant dire qu’il laissait un grand vide auprès de son entourage. Et étant le plus fêtard de tous, il allait de soit que son départ se célèbrerait en plusieurs fois. Et la première d’entre elle fut cette mémorable soirée en 3 actes : Hilton – Ivy – Cargo. Tout de costumes vêtus. Avec une bonne partie de l’équipe ! La soirée était à l’image de l’histoire australienne qui unit tous ces gens. Un grand moment ! Héhéhé.



























































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