La deuxième ville la plus peuplée d’Australie mérite bien plus d’une journée pour pouvoir en apprécier toutes les saveurs. Mais heureusement, notre visite allait être optimisée par nos deux guides touristiques éclairés, Andréa et Pierre, qui allait mettre à profit ces quelques heures pour nous permettre de sillonner la ville et voir l’essentiel.
Nous nous éloignons de la baie de Port Philip par le tram n°16 qui nous rapproche du centre ville. Juste assez près pour pouvoir apprécier la vue extérieure de ses buildings. Leur taille est plus modeste que celle des bâtiments de Sydney, ce qui rend la ville plus humaine, moins oppressante. Classée plusieurs fois première au classement des villes les plus faciles à vivre au monde, on comprendra au fur et à mesure de notre visite que ces distinctions étaient amplement méritées.
Notre premier arrêt se fera au Melbourne Arts Center et son mur de verre sur lequel ruisselle une pellicule d’eau. Il s’y tenait une exposition sur la famille Bugatti, dont on apprendra qu’elle n’était pas prodigieuse que dans ses créations automobiles. Le mur de l’entrée fut une véritable attraction pour les appareils photos. Mais l’heure tournait et il nous restait tellement à voir que l’on a repris la route.
La capitale de l’Etat de Victoria suit les aléas du climat océanique, et l’on dit ici que l’on peut avoir les quatre saisons en une seule journée. Il a fait un froid de canard lundi, quand nous sommes descendus de l’avion. Hier, le temps était assez changeant et les températures tièdes. Aujourd’hui, il fait un temps magnifique et la chaleur accompagne notre la visite.
Nous traversons la Yarra River par le pont de Saint Kilda Road, duquel nous pouvons apprécier la carte postale des buildings mêlés à la gare Flinders Street Station et son style victorien. Son entre est une bouche aux passages incessants de voyageurs. Juste au dessus de leur tête se trouvent les pendules indiquant le départ des prochains trains qui la traversent.
Nous entrons dans la ville, en appréciant que la taille des bâtiments ne nous plonge pas dans une obscurité urbaine comme c’est le cas lorsqu’on se faufile au milieu des gratte-ciels d’une mégalopole. L’architecture est contrastée, entre le victorien d’une part et le contemporain de l’autre. Mais les deux arrivent à cohabiter, le premier apaisant le côté froid et rigide du second.
Les axes de la ville sont tous recouverts des longueurs de câbles superposés aux rails des trams. Une toile qui s’étend dans les airs et qui parasitent la vision des hauteurs. Mais les véhicules qui s’en servent, tantôt modernes et profilés, tantôt authentiques aux allures boisées, participent à part entière au charme de Melbourne.
La visite se poursuivra par de la verdure, par les Royal Botanic Gardens. Ceux de Melbourne souffrent davantage de la sécheresse que ceux de Sydney. Les étendues de pelouses prennent des teintes orangées, le niveau d’eau des lacs perde de la hauteur. Mais les parcs n’en perdent pas pour autant leur intérêt et la vie y est toujours aussi diversifiée.
Pour clôturer la visite, nous passerons au mémorial Shrine of Rememberance, érigé à la mémoire des soldats du Victoria ayant combattu lors de la première guerre mondiale, et servant depuis à la mémoire de ceux ayant perdu la vie dans les conflits où l’Australie est intervenue.
Une fois de retour à Saint Kilda, nous avons voulu remercier nos hôtes pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité. Nous sommes allés faire quelques courses et Estelle a préparé un délicieux repas, baptisé Red Curry Boobs Chicken : poulet au lait de coco accompagné de riz et de légumes sautés. Pierre et Andréa ont apporté les bouteilles de vin et les bières. Colm, Edel et Sue étaient aux anges. Je pense que nous avons été à la réputation des aptitudes gastronomiques françaises. Et notre séjour s’est terminé de la meilleure des manières possibles.












































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