Après un vendredi soir plutôt chargé, Estelle se coucha repue et comptait s’offrir une grasse matinée avant d’affronter un samedi encore pire que la veille, débordant de réservations. Mais son souhait ne fut pas exhaussé puisqu’à 7h du matin, comble de la goujaterie, je me suis permis d’écourter ses rêves. Je vous laisse imaginer l’accueil au réveil. Enfin, le ronchonnage n’a pas duré puisque je lui annonçais qu’elle n’allait pas travailler aujourd’hui et que dans quelques heures, on avait un avion à prendre pour une destination surprise. La fatigue a disparue et l’enthousiasme battait son plein. Allez vite, il faut préparer les sacs !


From Sydney to Hamilton Island
Quelques tongs et maillots de bain plus tard, l’avion a pris son envol vers le Nord. Deux heures après, nous survolions déjà les côtes du Queensland et les îles qui bordent la grande barrière de corail. Comme vous pouvez le voir, les couleurs en disent long sur le programme qui nous attendait ce week-end…


Nous avons atterri à Hamilton Island, une des premières îles des Whitsundays à avoir développé le potentiel touristique du cadre et qui bénéficie de son propre aéroport. Effectivement, ça dénature un chouïa le paysage, mais on doit bien admettre que c’est fort pratique.


Tout ceci dépasse un peu l’entendement. On descend de l’appareil sur le tarmac brûlant, poussé par un souffle chaud et sec qui rend l’air légèrement étouffant. On croirait à un petit aéroport classique. Mais quand on a traversé ce petit bâtiment qui fait office de terminal, on se retrouve entourés de palmiers, bordés d’une eau turquoise, et les petites voiturettes attendent les voyageurs pour se rendre vers les « resorts » – les complexes hôteliers – qui pullulent sur l’île.


Mais Hamilton Island était beaucoup trop bétonnée pour nous, et surtout pour Mademoiselle Bio. Non non non, je savais que ce qui lui plairait, c’était le côté sauvage et intact, la nature épargnée par l’Homme, le havre de paix dans son style Crusoé. Et d’après ces critères, c’était Long Island qui semblait le mieux correspondre.


Bingo ! Des petites constructions cachées derrières les palmiers, et tout autour, la nature, rien d’autre. Long Island n’avait pas menti sur ses prétentions, c’était exactement ce qu’il nous fallait.

Long Island

Vous pouvez facilement imaginer le degré d’enthousiasme qui nous animait lorsque l’on a foulé cette passerelle qui nous souhaitait la bienvenue sur l’île. Il fallait presque se pincer pour y croire. Et Estelle qui, à cette heure ci, aurait du être en train de se préparer pour aller travailler, jubilait en découvrant le week-end qui se profilait.


Stupid looks at the finger, Clever looks at our home, Romantic looks at the sunset's gleam in the window
Les Whitsundays, on en entend parler depuis que l’on est arrivé en Australie. Tous les backpackers qui ont voyagé sur la côte Est ont été unanimes sur le côté paradisiaque de ce site protégé. Dès février, je m’étais donc mis en tête que ce serait à cet endroit précis que je ferai ma demande, et que je dévoilerai la bague que je cache depuis que l’on a quitté la France…

Guess who's hiding behind the plants

Les bagages déposés dans la chambre, on ne perd pas une seconde pour aller profiter de l’eau limpide que l’on voit de notre balcon. On marche à quelques centimètres de petites raies qui s’échappent de leur camouflage dans un nuage de sable. Les poissons, eux, sont moins inquiets et se déplacent à peine nous voyant arriver. Eh puis sur la plage, au pied des palmiers, un animal se déplace dans le feuillage… un kangourou ! Ma première rencontre avec le symbole australien. Un magnifique wallaby gambadant dans le sable, une bouille à croquer. Ok, maintenant c’est sur, c’est le paradis !

Long Island sunset

Après notre petit bain dans les eaux chaudes, on a marché à travers l’île pour « pouvoir apprécier le coucher de soleil » comme je disais. Et sans vraiment savoir où on allait, on est arrivé à l’endroit parfait, à croire que c’était écrit. Une petite crique déserte, devant le beau spectacle solaire, avec juste ce qu’il faut de petits nuages pour apprécier les beaux reflets… un genou a été mis à terre et une demande formulée. Et l’invitation a été acceptée ! On ne t’oubliera jamais Long Island, car nous voilà fiancés !!!
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