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02
déc
10

Honimooners in Syndey

Mais quelle grande idée que de venir visiter l’Australie pour leur voyage de noces. On ne peut pas rêver mieux comme destination ! Et puis ça rentre dans le cadre d’un échange de bons procédés : on est venus en France témoigner de leur union en juillet dernier, à leur tour ils viennent en Australie pour célébrer leur mariage. C’est magnifique, tout simplement ! Une sorte de boucle qui s’étire d’un bout à l’autre de la planète, enfin bouclée !

Quelques minutes seulement après les retrouvailles

Quelques minutes seulement après les retrouvailles

Ah quand je me souviens de l’époque d’avril-mai, quand j’expliquais à Djé qu’on ne serait malheureusement plus à Sydney lors de leur voyage de noces… vu qu’on devait partir en voyage nous aussi. Quel piètre visionnaire je fis ! Bien sur qu’on sera encore là. Même endroit, même appart, tout pareil. Rien n’a changé. Et puis tant mieux puisque ça nous permet de les recevoir lors de leur passage sur Sydney. Juste après leur traversée du pays par Uluru et Melbourne. Et juste avant qu’ils s’envolent vers la Nouvelle Calédonie.

Mister J in Surry Hills

Mister J in Surry Hills

Comme d’habitude, pour nous faire mentir, le temps est toujours pourri quand les amis viennent nous rendre visite. Enfin, juste pour leur arrivée. Et puis les 2 jours qui suivent, en général. C’est normal, c’est la tradition, faut se faire une raison. Du coup, leur première approche de la ville s’est faite sous de gros orages. Mais ils ne sont pas en sucres les tourtereaux, et ils n’ont pas rechigné à marcher sous la flotte d’un bout à l’autre de la ville, toute la journée durant. Et ils ont même réussi à apprécier la ville dans ces conditions. Qu’est-ce que ça aller être quand les vilains nuages seraient enfin partis !

Surry Hills

Honimooners

La météo s’est stabilisée juste à temps pour mes congés. On allait pouvoir visiter la ville sous de meilleurs auspices. Vu leur planning chargé et le peu de temps qu’ils avaient sur Sydney, on a du la jouer serré. Avec les grands classiques, bien sur, et puis de l’authentique aussi. Comme par exemple Surry Hills : petit déj en terrasse chez Scott et David au Frames. Visite du quartier puis retour un peu plus tard pour un dîner Japonais avec Kirill et Valéria. Suivi de quelques verres au Sticky Bar. Carrément sympa !

Breaky at Frames Cafe

Breaky at Frames Cafe

Frames Cafe

Japanese restaurant in Surry Hills

Japanese restaurant in Surry Hills

Sticky Bar - Surry Hills

Sticky Bar - Surry Hills

Mais on vient à Sydney avant tout pour ses plages. La virée à Bondi Beach s’impose. Prononcé Bondaï pour les locaux, mais toujours Bondi pour mon bon vieux Djé !

On our way to Bondi

On our way to Bondi

On our way to Bondi

Tough dog

Honimooners in Bondi

Honimooners in Bondi

Bondi

Bondi

Bondi

Bondi

Bondi

On y a vu des jolies surfeuses, des beaux surfeurs avec le maillot façon Jérôme « Bougez pas j’suis médecin » mais version imberbe. Eh oui c’est ça aussi l’Australie !

Bondi

Bondi

Bondi

Bondi skatepark

Bondi skatepark

Bondi skatepark

Bondi skatepark

Bondi

Bondi

Après la petite virée en décapotable, une grande balade en ferry, un des meilleurs moyens de visiter le contour de la ville. Avec des vues imprenables sur ses sites les plus populaires. Je vous laisse les reconnaître. Vous connaissez tout ca par coeur maintenant, depuis le temps !

On the ferry to the city

On the ferry to the city

Ferry

Ferry

Ferry

Darling Harbour

Darling Harbour

Harbour Bridge

Harbour Bridge

and Opera House!

and Opera House!

City

Opera House

Ferry

Ferry

Kings Cross

Kings Cross

Et même si c’est difficile à réaliser, ici aussi, Noël approche. Et Noël se fête aussi à Sydney. La preuve, cette arbre immense érigé en plein Martin Place. On y croirait presque, non ?

Martin Place

Martin Place

Surry Hills

Les derniers moments arrivaient. Il a fallu faire des choix. On a opté pour le barbecue à Manly. Du 100% australien dans un coin qui vaut vraiment le détour, on ne pouvait pas se tromper. Et avec ça le soleil, ce qui a parfaitement couronné le séjour des deux novi en Australie. Mais c’était trop court !!!

Road trip en Golf Cab

Road trip en Golf Cab

Manly Barbie

Manly Barbie

Ca faisait longtemps qu’on les attendait et ça a été un plaisir immense de les avoir avec nous. Depuis qu’on est ici, on avait eu l’occasion de raconter comment on vivait ici, un peu parlé mais surtout écrit. Et c’est jamais facile de retranscrire ces choses là. Donc ce fut sans commune mesure avec le plaisir de pouvoir leur faire vivre tout ça. Leur montrer, les emmener ci et là, partager cette expérience. Enfin ! Donc on était vraiment heureux de les avoir, ils sont plus que les bienvenus s’ils veulent remettre ça (Estelle est ok pour faire la nounou si besoin) et si ça donne envie à d’autres de venir faire un tour par ici, ne vous gênez pas, on vous attend !!! Et encore félicitations aux mariés !!!

21
juin
09

Celebrating a 29th birthday in Sydney

Première année depuis l’âge d’avoir des souvenirs que le 31 mai n’est pas l’occasion de rassembler tous ceux que je porte dans mon cœur pour une grosse fiesta en bonne et due forme. Il fallait bien 17 000 km d’éloignement physique pour justifier un tel sacrilège. Mais heureusement ma moitié était là pour veiller à apaiser mon vague à l’âme, en me réservant une bien belle surprise. Un événement dont je rêvais depuis que l’on a posé le pied sur le sol australien : aller voir un Opéra dans le plus beau des Opéras.

What's hidden behind the shell?

What's hidden behind the shell?

21 juin, les billets sont pris, le sac photo aussi, on est prêts pour partir sous la grisaille hivernale vers Circular Quay. A l’approche de l’édifice, la pression monte d’un cran. Le temps se fige un instant pour nous laisser prendre notre souffle. Maintenant que l’on connait sous tous les angles son aspect externe, ça y est, on va enfin découvrir se qui se cache à l’intérieur de la coquille de Sydney.

Close up on Opera's shell

Close up on Opera's shell

Les grandes portes de verre s’écartent et nous entrons dans le hall. Les façades vitrées emplissent la pièce de lumière même si cette dernière peine à filtrer au travers de la masse de nuages. Des milliers de lattes de bois forment le lambris qui tapisse les blocs de béton et apporte une surface de vie à l’armature froide de l’opéra. Les spectateurs s’offrent une collation et discutent calmement histoire de tuer le temps qui nous sépare du concert.

View from the Opera

Puisque l’on ne tient pas en place, nous ne nous éternisons point dans cette pièce et empruntons l’escalier qui longe la salle. Les portes sont ouvertes mais nous nous gardons bien d’y jeter un œil, histoire de préserver la surprise intacte.

View from the Opera

Le spectacle du hall supérieur est d’un tout autre niveau. Les mailles métalliques qui soutiennent la partie nord nous dévoilent aux interstices une vision panoramique. Comme des gamins, nous nous précipitons au carreau pour admirer tout d’abord Circular Quay, d’une vision en plein plongée. Puis un peu plus à droite, pour voir l’Harbour Bridge et le reste de la baie. Et on reste là, sans bouger, le regard rivé sur le paysage, dans la quiétude et le romantisme qu’un tel endroit peut offrir.

Inside the Opera House

Inside the Opera House

Du romantisme visuel qui se transformera dans quelques minutes en un romantisme sonore, puisque le spectacle auquel on va assister s’intitule « Great Romantics ». Un opéra interprété par l’Australian Chamber Orchestra, six musiciens reprenant des compositions de Ian Munro, Brahms et Schoenberg.

The Great Romantics

The Great Romantics

Mais avant cela, il faut trinquer. Et pas avec n’importe quoi, champagne, s’il vous plait ! Ah oui, on n’a pas tous les jours 29 ans ! Et il faut bien fêter ce qui nous entoure aujourd’hui. Enfin, ce n’est pas vraiment du « Champagne », du fait de l’appellation réservée à notre chère région française, mais du « Sparkling Wine », comme on dit ici. Et même s’il n’a pas l’arôme et la saveur du Moët & Chandon que mon grand ami m’offre religieusement à cette époque de l’année, ces flutes étaient tout à fait délicieuses.

Happy Birthday Sparkling Wine

Happy Birthday Sparkling Wine

L’heure approche, et nous sommes fin prêts pour se laisser bercer par les symphonies australes. Nous approchons des portes de la salle d’opéra. L’émotion est là, au creux du ventre, chamboulant les organes de l’impatience des grands enfants. La salive vient à manquer, les mains se serrent. Le béton est pourtant solide, le pas est quelque peu hésitant.

In the opera hall

Et nous y voilà. Enfin. Au cœur de l’immense. Une hauteur vertigineuse. Une architecture aussi spectaculaire que l’on pouvait l’imaginer. La découpe des boiseries qui partent du plafond ressemblent aux notes d’un piano qui aurait pris vie. Des caissons aux arêtes arrondies qui s’amoncellent et deviennent les surfaces de résonnance d’une acoustique sans faille. Grandiose.

In the opera hall

Au fond est tapis l’orgue et ses longues flutes en quinconce, pièce maitresse de la face sud. Tout autour de la scène se remplissent au fur et à mesure les fauteuils des spectateurs. Au beau milieu des airs, suspendus en apesanteurs, des cylindres métalliques et des globes de verres, positionnés méticuleusement pour parfaire la diffusion des musiques.

In the opera hall

Et sur la scène, encore déserte, trônent les partitions bien immobiles desquelles naîtront dans un instant des notes à faire chavirer le cœur.

In the opera hall

Juste le temps de parcourir le fascicule pour en savoir un peu plus sur la musique que l’on va savourer, et voilà que les musiciens entrent en scène. Madame Héléna et son violon, en premier, bien entendu. Suivie des cinq gentlemen, qui prennent place dans un silence religieux. Deux violons, deux altos, deux violoncelles. Plus un bruit désormais, les spectateurs sont comme hypnotisés, leur regard fixé au centre de l’opéra, dans l’attente des premières notes.

Darling Harbour by night

Darling Harbour by night

Quand ces dernières sont arrivées, elles ont tout de suite rempli l’espace qui nous entourait. Un son d’une qualité parfaite. Chaque mouvement d’archer se traduit par une déferlante de vibrations qui viennent vous cueillir sur votre siège pour vous emmener ailleurs…

Darling Harbour by night

Tellement prenant que la meilleure chose à faire est de fermer les yeux. S’abandonner. Mettre un terme au visuel, désactiver le toucher, le gout, l’odorat. Ne laisser comme sens en éveil que l’ouï pour que rien n’entrave ce moment magique. La musique devient alors une sphère qui vous englobe, devient votre monde et vous en êtes l’acteur passif, lascif, contemplatif.

Darling Harbour by night

Puis vos sens endormis se réveillent, stimulés par tant d’énergie. Des images viennent s’inviter sous vos paupières. Des montagnes aux sommets enneigés se dressent vers le ciel. Vous filez dans les airs puis plongez dans la vallée, au ras de ces grandes prairies verdoyantes à la pleine force du printemps. Les fleurs y dansent sous le souffle de la bise. Les parfums de cerfeuil, de pâquerette et de jonquille embaument vos narines. Vous freinez votre vol, le regard attiré par cette jeune fille, accourant dans une large robe blanche, un chapeau qui balance en arrière au rythme de ses enjambées. Elle semblait pourtant elle aussi enjouée par la chaleur de l’après midi…

Darling Harbour by night

Mais l’orchestre lance la fougue. Les notes sombres et sourdes retentissent sur la portée et déferlent en cavale. Les gros nuages noirs s’extirpent des montagnes et viennent obscurcir le paysage. La belle s’efforce de fuir, augmente sa course mais l’orage ne faiblit pas. Tout le calme de la seconde d’avant n’est plus que souvenir. Sans prévenir, le tonnerre frappe, la terre tremble. Et celle qui court sans retenue se dirige vers un destin qu’elle sait inévitable. Il ne pourrait en être autrement.

Ferris wheel at Tumbalong Park

Ferris wheel at Tumbalong Park

Des larmes perlent et volent du visage triste de la femme au cœur déchiré. Arrivée à l’orée du bois, elle s’effondre aux côtés de son homme, dont le cœur depuis longtemps s’est arrêté. Même les dieux, témoins de la tragédie, mettent en suspend leur vacarme.

Estelle's drawing hearts on fire

Estelle's drawing hearts on fire

Elle l’agrippe, le serre, tente d’hurler sans qu’un son ne jaillisse, cherche désespérément un moyen de lui redonner sa chaleur, de lui transmettre les battements de son cœur. Mais rien n’y fait, la tempête laisse place à la mélancolie. Les notes virevoltent et se posent, accompagnent le recueil. Même si la pluie fait une pause, les larmes gouttent encore sur les feuilles.

Tumbalong park

Quelques minutes ont été nécessaires pour redescendre sur nos fauteuils. Puis le concert s’est terminé sous l’ovation totale du public sous le charme. Debout, applaudissant les six vertueux musiciens à tout rompre. Est-ce utile de préciser que l’on est sorti de la salle enchantés ? Tellement enchantés que l’on avait encore des envies de vertige.

A sleeping street in the city

A sleeping street in the city

Alors on a quitté Circular Quay pour regagner l’iMax de Darling Harbour, avec un petit arrêt dans notre restaurant japonais de Pitt Street, histoire de se requinquer. Et dans la même envergure de grand spectacle, on est allé voir « The Alps ». Une film documentaire sur l’aventure de John Harling, un alpiniste qui décide de tenter là où son père a échoué, dans l’ascension du Mont Eiger, 4000 mètres, le sommet le plus dangereux d’Europe.

George street never has a rest

George street never has a rest

Des paysages à couper le souffle dans le plus grand cinéma du monde. La caméra vous embarque et vous transporte sur les hauteurs des alpages. Le film ne dure que 40 minutes, qui passent aussi vite qu’une avalanche, mais si intenses qu’elles vous laissent plein de belles images même une fois le rideau tombé.

Hay street glowing in the dark

Hay street glowing in the dark

La nuit est tombée sur Sydney, la pluie s’est occupée d’en arroser les rues. Une petite douceur dans un restaurant du port, et puis quelques photos sur le chemin du retour, histoire d’immortaliser cette journée bien remplie. Un cadeau d’anniversaire on ne peut plus original, du grand, du très grand spectacle. Alors encore une fois, merci.

24
mar
09

Overwhelming day in Manly

Depuis le temps que l’on entendait parler de ce petit coin charmant, situé au Nord Est du centre ville, il étant temps que l’on s’y rende. On y accède par un ferry qui traverse toute la baie de Sydney, ce qui ne gâche rien. Et étant donné que la journée s’annonce belle et ensoleillée, ne perdons pas une minute pour aller vérifier si Manly est à la hauteur de sa réputation.

Phillip Street

Phillip Street

Le meilleur moyen de se déplacer à Sydney reste définitivement la marche à pied. Au-delà de l’exercice physique salvateur – étant données les dimensions de la ville – il s’agit surtout de pouvoir apprécier encore et encore les contrastes de ses rues. Nous partons donc pour 40 minutes de traversée, direction Circular Quay.

Opera

Pour 6,80 $, le ferry nous emmène vers un point de vue encore inédit : situé entre l’Harbour Bridge sur la gauche, l’Opéra sur la droite, et le Central Business District dans le dos. Ne serait-ce que ce panorama amorti déjà une partie du tarif. La balade se poursuit le long des côtes de la baie, permettant d’apprécier les différents niveaux de fortunes de ceux qui y ont élu domicile. Sans voir le temps passer, nous voilà arrivés.

Manly Harbour

Manly Harbour

Le quartier de Manly est effectivement très pittoresque. Une petite ville balnéaire fleurie de grands palmiers et de bâtiments qui n’osent pas les dépasser. Les façades arborent une fois de plus l’architecture victorienne. Point de foule ni de nuisance sonore, il règne ici une atmosphère calme et détendue, tout à fait à l’image des surfeurs qui ont fait de Manly leur lieu de prédilection.

Manly

La plage principale de Manly est une vaste hanse où viennent s’échouer les longs rouleaux de l’Océan. Le vent qui les souffle mêle aux embruns les grains de sable et vient rendre flou les visions lointaines. Point de détail visible au bout de la plage, juste un voile orangé qui se déplace sur le sol. Peut-être est-ce lui qui dissuade les attroupements des baigneurs et de leur serviette. Peut-être est-ce Manly qui est tout simplement un endroit épargné par la surpopulation…

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

Ou peut-être est-ce parce que la plage de Manly est tourmentée par de forts courants, empêchant de se baigner loin du bord mais permettant aux surfeurs de faire étal de leurs prouesses. Les life-guards sont là pour surveiller que l’on ne s’éloigne pas trop et usent de leur sifflet strident pour vous rappeler à l’ordre. Attention, on ne plaisante pas avec l’océan.

Manly Beach

Les vagues se lèvent d’un bon et viennent se refermer en créant un tube d’eau turquoise. Parfois brouillon, la vague semble feinter les novices pour mieux les attraper dans ses remous et leur faire boire la tasse. Parfois sublime, elle offre le terrain rêvé pour une glisse pure en son creux et une montée d’adrénaline qui durera sur toute sa longueur.

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

Manly Beach

La journée a défilé sans que l’on s’en rende compte. Une grande balade à pied permet de longer les côtes de Manly par le sud et de se rapprocher du centre ville. Mais il est déjà trop tard pour que l’on se lance dans cette randonnée. Après réflexion, nous choisissons la sage décision : reprendre le ferry et rentrer à Sydney par les voies maritimes. Une fois de plus, notre sagesse sera récompensée… et pas qu’un peu !

Manly Beach

Nous embarquons sur le ferry de 19h, des images plein la tête, naïvement persuadés que l’on avait eu notre lot d’éblouissement pour la journée. C’était sans compter le cadeau d’adieu de notre astre solaire qui attira notre attention en jouant sur la colline sud de Manly.

On the ferry from Manly

Le ferry a quitté le quai et le soleil joueur l’a suivi, s’amusant derrière les arbres à lancer ses rayons jaunes, oranges, roses et rouges aux nuages endormis. Tout le monde sur le pont était captivé. Son numéro semblait aussi réglé que du papier à musique. Et c’est dans le silence de l’océan que l’on en appréciait les lumières.

On the ferry from Manly

On the ferry from Manly

Mais comme tout grand spectacle, l’attention du spectateur doit être judicieusement stimulée. Il faut l’accrocher, l’attiser et se jouer d’un suspens en allant crescendo. Le soleil continuait donc sa course à nos côtés, préparant en secret son bouquet final. Il en avait déjà le sourire aux lèvres, sachant son effet garanti. Et pour cause, il est parti inonder le ciel de Sydney de ses plus belles couleurs. La chaleur des lumières s’est étendue de l’Harbour Bridge jusqu’à la SkyLine. Une carte postale s’étirait sous nos yeux ébahit. Nous étions en train de vivre un instant magique. Lui riait et nous, nous avions le souffle coupé.

Sunset on the Harbour Bridge

Sunset on the Harbour Bridge

Comme les grands princes, il a tiré sa révérence sur cette grande victoire, choisissant le pont le plus large du monde comme point de fuite. Les spectateurs en aurait presque applaudit la performance.

Sunset on the Harbour Bridge

Sydney a alors pris la relève en illuminant ses buildings de mille lumières. Bien pale prestation artificielle, ne pouvant rivaliser avec l’étoile des étoiles. Mais l’effort est à saluer, ne devenons pas trop exigeant.

Sydney City

Et sur le chemin du retour, pédestre, une fois de plus, c’est un opossum que l’on croisera. Il traversera la route pour aller dans un des arbres centenaires de Hyde Park. Peu farouche, tellement habitué au passant, il prendra même la pause pour se faire photographier.

Opossum

Opossum

Cette ville est décidemment un spectacle unique de tous les jours. Vivement la prochaine représentation.

01
fév
09

A first walk in the city

Dimanche, 6h00, les yeux grands ouverts à observer le plafond, nous cherchons le sommeil en ce premier matin à Sydney. Peine perdue, autant mettre à profit les heures qui sont devant nous et partir à la recherche d’une connexion Internet gratuite pour reprendre contact avec l’Europe. Il semblerait que la café « Aurora » en haut de Kent Street propose du wifi à tous ses clients. En route.

Harbour Bridge - West side

Harbour Bridge - West side

Harbour Bridge - East Side

Harbour Bridge - East Side

Nous ne trouverons jamais cet endroit, mais la marche valait largement la chandelle puisqu’au bout de notre balade trônait l’Harbour Bridge, qui enjambe la baie, reliant le sud de Sydney – Dawes Point – au Nord – The Rocks. 134 mètres de haut pour 52 000 tonnes d’acier, une construction qui permit de combler une partie du lourd chômage au lendemain de la crise de 29. Le pont le plus large du monde, surnommé le « Coathanger » par sa forme de cintre, il représente un des symboles de modernité de la ville.

Opera House

Opera House

Harbour Bridge alias Coathanger

Harbour Bridge alias Coathanger

Le second, on le découvre en avançant de quelques pas, en regardant de l’autre côté de Sydney Cove. Il s’agit de l’emblème, celui que tout le monde connait, le fruit de l’architecte danois Utzon, le Sydney Opera House. Ses toits inspirent des formes en symbiose avec la mer, on y voit tantôt des coquillages imbriqués, tantôt des voiles de navire. Il ne pourrait se trouver ailleurs que là, au bout de la baie, entouré d’eau de chaque bord. La surface des toits rappelle celle des écailles d’un poisson, donnant à l’édifice des couleurs changeantes en fonction de la lumière qui vient s’y frotter. Un spectacle à apprécier aussi bien de l’extérieur que ceux qui se jouent à l’intérieur.

Opera

Opera

Il semblerait que sa construction ait été confiée aux mêmes personnes que celles qui eurent à réaliser le tunnel de Toulon. D’un coût initial estimé à 7 millions de dollars pour une durée de 5 ans, il en faudra au final 100 millions pour 16 ans de construction !

Opera

Opera

En continuant notre route, nous parcourons les Royal Botanic Gardens, des jardins qui bordent le littoral de Farm Cove. A peine le portail franchi, un panneau de bienvenue annonce la couleur : « Please walk on the grass… Hug the trees and talk to the birds ». 68 hectares de Peace and Love façon botanique que les Sydneysiders semblent apprécier pour leur jogging quotidien, leur pique-nique en famille ou leurs balades romantiques. Au milieu des arbres millénaires, des cousins de pélicans monochromes fouillent le sol de leur long bec pour y trouver leur pitance. Un havre de paix qui s’étend à perte de vue, aux pelouses légèrement brunies par la canicule estivale mais que les arbres tentent de protéger de la longueur de leurs branches. Les plans d’eau sont les points de rendez-vous de la faune locale. Un microcosme qui vous fait vite oublier où vous êtes.

Royal Botanic Gardens

Royal Botanic Gardens

Un arbre millénaire du Botanic Gardens

Un arbre millénaire du Botanic Gardens

Enfin, aux abords ouest du parc, se trouve le CDB ou Central Business District, prononcé « CiDiBi ». Des tours de verre concentrant le quartier d’affaire, la course des gratte-ciels symbolisant tout le dynamisme de la ville. Des piliers froids et menaçants, rappelant à ceux qui rêvent, allongés dans l’herbe, qu’ici comme à Manhattan ou à Tokyo, les jardins ne sont que des parcelles épargnées par un capitalisme effréné. Mais cette verdure génère l’équilibre, l’indispensable poumon insufflant la vie aux montagnes de béton, apportant un côté humain et naturel appaisant.

Central Business District

Central Business District

De retour à l’auberge de jeunesse, nous comprimes le deuxième effet Kiss-Kool du décalage horaire austral : une tendance à la narcolepsie chronique dès que 17 heures sonnait. Pour preuve, le simple fait de s’approcher du lit nous plongeait dans un sommeil profond incontrôlable, comme assommés par un coup de massue, s’affalant de tout notre poids sur le matelas, pour n’en sortir que deux heures plus tard… et encore, en luttant contre la lourdeur de nos paupières. Même l’idée de se restaurer avait du mal à générer une motivation suffisante pour nous éveiller, c’est dire !




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Inside Sydney Opera House

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Tumbalong park by Night

Darling Harbour by Night

Darling Harbour by Night

Darling Harbour by Night

Inside Sydney Opera House

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