Après m’être essayée à différents boulots en Australie, j’ai décidé de reprendre ma carrière en main et de chercher un travail dans les ressources humaines. Comme toujours ici, l’avenir se dessine au détour de rencontres et autres hasards de la vie. C’est donc au cours de l’Australia Day que j’ai fait la connaissance de Grace, l’amie d’une amie d’un ami… qui en quelques phrases seulement et sans vraiment s’en rendre compte, à donner vie à ce nouveau projet.
En effet, Grace étant la compagne d’un expat lyonnais, elle cherchait des cours de français, et ben moi, je n’avais plus vraiment envie d’en donner ! C’est devenu une évidence en le disant. J’avais envie d’un job, un vrai, structuré, au sein d’une équipe sympa. Moi aussi je voulais goutter au Friday drinks et à la bonne ambiance de bureau à Sydney ! Il se trouve que cette même Grace avait trouvé son travail par le biais d’une boîte de consulting RH : Polyglot.
Ni une ni deux, je mène ma petite enquête et découvre avec joie que Polyglot est une boîte spéalisée dans le multiculturel et recherche actuellement quelqu’un de bilingue pour renforcer leur équipe de recruteurs. L’entreprise a été crée par une française, Corinne Bot, il y a une quinzaine d’années et ses bureaux se trouvent à Glebe, à un quart d’heure de chez nous ! Le job idéal quoi.
Une semaine. C’est le temps qu’il a fallu pour écrire, réécrire et revoir encore mon CV et ma lettre de motivation, en mettant tout le monde à contribution. Une fois la candidature envoyée, c’est la préparation de l’éventuel entretien qui a occupé tout mon temps : lister toutes les questions possibles, préparer les meilleures réponses, et le tout en anglais bien sur ! Après une succession d’intenses entretiens simulés par Aymeric, le tant attendu coup de fil est arrivé ! Voilà que le véritable entretien est désormais programmé dans 72 heures. Pression !!!
Juste le temps d’aller à la city trouver un tailleur chic pour faire bonne impression, puis de se replonger à nouveau dans la préparation de l’entrevue. Le jour J, j’arrive avec une demi-heure d’avance, signe à quel point j’étais décontractée… Puis je rencontre Jacques, l’« operations manager » de Polyglot. Tout de suite, il me met à l’aise en me disant que si tous les candidats rédigeaient des lettres de motivation comme la mienne, ils n’auraient plus grand chose à faire ! Ca va tout de suite mieux et l’entretien se passera à merveille.
Mais le processus de recrutement n’est pas fini pour autant. Loin de là ! Je dois rencontrer Catherine, senior recruitment consultant, la semaine suivante. Rebelote : stress et préparation intense. Pour rien, puisque l’entretien était d’une part, en français, et d’autre part, ce n’était pas un entretien, plutôt une heure de papotage comme on le ferait au café avec une copine. J’enchaîne un autre entretien avec Martine, « candidate relationship manager ». Puis dernière étape, enfin, Corinne la boss.
C’est la seule qui me pose ces fameuses questions : pourquoi avez-vous postulé ? pourquoi Polyglot ? qu’est-ce qui vous plait dans les ressources humaines ? qualités d’un recruteur ? blablablablabla…
A priori, je m’en suis bien sorti puisqu’ils m’ont rappelé trosi heures plus tard pour me dire que j’avais le poste ! Ma nouvelle vie de consultante RH commençait deux jours plus tard.
























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