On avait célébré le précédent nouvel an façon jet-set, sur le bateau, coupette à la main et feu d’artifice jusqu’à plus soif. Il aurait été inutile d’essayer de surenchérir. Il valait mieux la faire à l’envers. Loin du superficiel et du sophistiqué. Il nous fallait un retour aux sources. De l’authentique. Du champêtre. Du bio ! Jesus et Helen nous ont parlé du festival d’art et de musique eco-friendly de Peats Ridge, dans la magnifique vallée de Glenworth. Comme d’habitude, on a dit banco !
En fait, on n’a pas vraiment fait le parcours indiqué sur la carte puisque l’on redescendait de Port Macquarie. Mais ça vous donne une idée d’où ça se trouve, à 75km au Nord de Sydney. Le festival se passe sur 3 jours, du 29 au 31 décembre. Le site se trouve à une trentaine de kilomètres d’une voie rapide, elle-même à une cinquantaine de kilomètres de la première ville alentour. Bref, c’est complètement perdu dans la cambrousse !
Le concept du festival, c’est de rassembler une centaine de groupes de musique, du reggae au rock en passant par le jazz, la country, percus, dance, punk, house, techno… jouant sur une dizaine de scènes éparpillées sur le site, tout au long de la journée et de la nuit. Des scènes ouvertes, des chapiteaux. Des cours de danse, de percussion. Des conférences sur le développement durable, des débats avec le public. Ambiance bab’ responsable et œuvrant pour de meilleurs lendemains.
Tout se fait dans le respect de l’environnement. Les verres, couverts, assiettes sont en bois, quinoa ou autres végétaux recyclables. Les cannettes et bouteilles sont consignées. C’est green, green, green ! On adore !
On s’est tous rendu à une conférence sur les actions que l’on peut faire au quotidien et qui peuvent changer les choses. L’oratrice était responsable d’une organisation de protection de l’environnement et nous expliquait quels étaient les différents domaines où les changements étaient nécessaires, l’importance de l’action quotidienne des consommateurs pour chacun d’eux, et comment se structurait une démarche responsable pour faire changer les choses. C’était génial !
Ensuite, elle a mis une immense feuille de papier au sol, nous a demandé de nous placer autour. Elle a distribué des stylos et nous a demandé d’écrire tout ce qui nous passait par la tête en termes de changements possibles dans nos actions quotidiennes. Utiliser les transports en commun, se déplacer à vélo, réduire sa consommation d’électricité, manger bio… Et voilà que nos bonnes résolutions 2011 se retrouvaient là, noir sur blanc, comme un engagement solennel envers nous même, sans qu’on ait rien vu venir. Pour ma part, j’allais donc faire en sorte qu’on utilise du papier recyclé pour les imprimantes du bureau, que mes collègues utilisent à bon escient les poubelles de recyclages dans les cuisines, et veiller à ce qu’ils éteignent ses écrans quand ils partent le soir. C’est parti !
Encore plus fort, juste après cet atelier écolo, un magicien pseudo-gitan vient nous faire des tours de magie. Plutôt sympa. Et à la fin, dans la continuité de ses tours de passe-passe, ils nous demandent « si vous pouviez changer une chose dans le monde pour le rendre meilleur, ça serait quoi ». De là est partie une discussion philosophique sur les conséquences possibles de ces changements, qui étaient pour la plupart plutôt draconiens. Et il nous demandait de réduire leur envergure, pour les rendre plus réalistes, plus à notre portée. Et au final, on s’est encore une fois retrouver avec des résolutions qui tenaient la route et qui, alors qu’on n’y croyait pas du tout au départ, avait maintenant l’air réaliste. Une super démarche pédagogique. Du coup, en parlant, on a fait la rencontre de quelques personnages hauts en couleur. Comme Clio, une anglaise journaliste installée à Sydney, reconvertie dans l’écriture pour guide de voyages du style Lonely Planet. Un sacré numéro !
Comme vous pouvez le voir sur le plan, les espaces sont organisés en chapiteaux plus ou moins grands, avec des thèmes différents, mais la bonne ambiance est commune à tous. Avec une grosse tendance bab’, ça va de soit. On ne se rend pas bien compte sur les photos mais il fait une chaleur à peine tenable. C’était du 35-40ºC tous les jours !
Le dernier jour s’est transformé en immense soirée déguisée. Malheureusement, on n’était pas au courant donc on n’a pu prévoir d’accoutrement. Mais les autres, eux, attendaient ça avec impatience ! Parades le long du site pendant toute l’après midi, couronnées par la remise des prix des meilleurs déguisements. C’était mémorable.
Ensuite, ce fut LA grande soirée du festival, la Saint Sylvestre. Enchaînement de concerts jusqu’au décompte de minuit. Le groupe sur la scène principale au passage vers l’an 2011 était vraiment énorme : Trentemoller. Des danois dantesques qui ont mis le feu à la vallée – au sens figuré bien sur. La vidéo ci-dessous n’est pas de nous mais donne un aperçu du style. On a vraiment passé 3 jours inoubliables dans la camps reculés de Peats Ridge, c’était exactement ce qu’il nous fallait !















































































C’est pas trop vetu chez vous le nouvel an. ils sont ou les bonnets, les echarpes… tout se perd de nos jours. pkus aucun rzwpet des traditions