Archive pour septembre 2010

22
sept
10

Seeking a new job – i got it! wooohoooooooo!!!

Le mercredi matin de la semaine suivante, au réveil, le téléphone sonne… le nom d’Adam s’affiche sur le portable. Pression ! Encore dans le coltard, je prie pour que ce ne soit pas une mauvaise nouvelle… Il n’a pas fait durer le suspens et m’a tout de suite dit que c’était bon, qu’ils avaient aimé ma prestation, que j’étais pris ! YEEESSSSSSS !!! Je bosse chez Macquarie, troooopppp boooooonnnnnnnnn !!!! Woooooohooooooo baby !!! Fais péter le champagne !!!!

Enfin non, ça ne s’est pas passé comme ça. Ca aurait été trop beau. Adam m’a effectivement dit qu’ils étaient ok. Mais ça n’était pas fini pour autant. Eh oui, faut bien continuer le suspens. Alors la prochaine étape, c’était la validation par le service comptable de Macquarie… Faut valider que ça rentre dans les budgets. En parallèle, on a lancé le processus de transfert de visa, parce qu’il fallait encore que mon visa soit accepté pour que je puisse travailler. Normalement, il n’y avait pas de raison que ça coince, mais bon, sait-on jamais ! Quelques jours après, la trésorerie de Macquarie a donné le feu vert : une bonne chose de faite. On s’approche, on s’approche… Ensuite ? Le « background check », ou le passage au peigne fin de mon passé pour être certain que je ne suis pas un serial killer ou un voyou terroriste. Il a fallu que je détaille les endroits où j’ai vécu sur les 10 dernières années, le descriptif de mes boulots, les personnes avec qui j’ai travaillé… Ah il faut montrer pâte blanche mon bon monsieur ! J’ai bien tout rempli, et ça a encore pris une semaine le temps qu’ils vérifient. Et moi, pendant tout ce temps, ben je ne pouvais rien célébrer, puisqu’il n’y avait rien de fait. Allez !!! Dis moi ouuuuuuiiiiiiiiiii !!!!

Quand Macquarie a donné le bon, le grand, le vrai feu vert, le 5 octobre, on n’avait encore aucune nouvelle de l’immigration. Rhaaaaa !!! Autant dire que je tenais plus en place. Mon premier jour été planifié pour le lundi 11 octobre… et pourtant, le vendredi qui précédait, toujours rien. L’angoisse. C’était « une formalité qui devrait prendre 4 jours tout au plus ». Ca fait bientôt 4 semaines !!! Ah l’administration, c’est d’une lenteur internationale ! Enfin, le 12 octobre, on a eu le véritable dénouement final de la fin du bout de l’extrémité du suspens… visa approuvé ! YaAaAaAAaahhHaaaAAAaAAA !!!!! Je commence lundi prochain, le 18. Enfin ! Ca y est !!! On n’est pas obligés de quitter le pays, je vais bosser dans le centre ville, dans la finance, dans une grosse entreprise ! YES !

Happy Mad Men

Résultat de l'abus d'épisodes de Mad Men en période de chômage

Bon ça y est, je peux vous parler un peu de ce boulot maintenant. Alors déjà, les conditions. Je suis embauché par Proquest, et cette fois, en employé permanent (CDI), et non pas en contractant (CDD) comme précédemment. Ce qui veut dire que j’ai 4 semaines de congés payés et 10 jours de congés maladie. Bon du coup, j’ai du renoncer à garder mon salaire précédent… Eh non ! Même pas, j’ai gagné 25% d’augmentation de salaire ! Et c’est pas tout, accrochez vous bien, étant donné que l’on n’est pas résidents australiens, Proquest a un partenariat avec l’organisation « Leaving Away From Home » qui prend à sa charge la moitié de notre loyer. Pincez-moi, je rêve ! J’étais déjà bien largement au dessus des revenus moyens australiens. Là ça y est, je viens jouer avec le haut du panier !

Pour info, Proquest est une petite boîte d’une 30aine de consultants, que des « top guns » placés dans des boîtes où ils sont facturés à prix d’or (d’où les entretiens préliminaires avec le russe à lunettes avant d’envoyer le CV aux clients : ils tiennent à conserver leur standing). Alors du coup, ces petits poulains, on les soigne. Plusieurs fois par mois, ils organisent des repas, des barbecues et apéros sur le balcon, des conférences sur des thèmes pointus comme la « scalabilité » ou le « datawarehouse »… Histoire de lier les troupes, de créer une vraie équipe, de garder le contact. On se réunit dans leurs splendides bureaux sur Darling Harbour et c’est toujours d’excellents moments. Clive, qui a créé cette boîte il y a à peine 3 ans, a tout compris, tout simplement !

Chez Macquarie, c’est pas Google, mais presque. Je travaille au deuxième étage, un immense open-space avec environ 200 employés. Pas de bureaux isolés. Tout le monde au même niveau. Les techniciens, les secrétaires, ceux de la finance, le support technique, les développeurs, les administrateurs, les team leaders, les chefs de projets, les responsables de développement… même Steve, le responsable du département, se trouve sur un des bureaux de l’open-space, comme les autres. Il est deux rangées derrière moi ! Du coup, pas de hiérarchie visible, pas de bureau en acajou et gros fauteuil en cuir. Ca préserve l’humilité et ça n’écrase pas les autres. Ca m’a un peu surpris au départ, mais j’ai tout de suite adhéré au concept. Je trouve même ça génial. Tout dans le pragmatisme, et ça marche parfaitement bien. D’ailleurs, pas de place vraiment attitrée non plus. On se trouve à un bureau pendant quelques mois, parce qu’on travaille avec une équipe sur un projet donné, mais dès que le projet est fini, on change tout, et on réagence pour optimiser la proximité des développeurs entre eux, mais aussi avec leurs interlocuteurs de la finance. Du coup, on ne s’enracine pas toute sa carrière derrière le même écran avec les mêmes personnes autour. Ca aussi, je trouve que c’est très stimulant.

Je parlais de Google, parce que dans cet immense open-space, il y a des grands écrans LCD en hauteur qui diffusent les chaînes sportives en continu. Il y a aussi de beaux aquariums pour se décontracter. Et il y a surtout deux grosses cuisines à disposition des employés, avec nourriture et boissons à volonté. Tout pour faire le petit déjeuner (lait, tous les jus de fruit possibles, sodas, céréales, thé, café, pain, toaster, beurre, miel, confiture…), des étagères entières de biscuits sucrés et salés… des panier de fruits… et le tout constamment réapprovisionné. Et c’est pas tout ! Le vendredi, jour du « casual wear » (pas de costard), en hommage à la tradition australienne, les frigo à boissons sont remplis de bières ! En fin d’après midi (vers 16h), elles sont distribuées à chaque équipe et on trinque tous ensemble… Moi je vous le dis, ce boulot, c’est le paradis !

Mais le travail dans tout ça ? Oui parce qu’au départ, on est quand même là pour bosser, hein. Ben le travail se passe comme sur des roulettes. Tout le monde est très qualifié, donc très autonome. On fait un point d’avancement tous les matins. Les tâches sont assignées. On travaille parfois seuls, parfois en équipe selon le besoin. Toujours en utilisant les technologies de pointe et les méthodologies modernes les plus tendances. L’ambiance est vraiment relax, chacun est responsable de sa personne : on arrive quand on veut, on repart quand on veut, du moment que le travail est fait. Moi ça y est, j’ai trouvé mon rythme : je vais à la muscu à 8h du mat, à la fraiche, juste à côté du boulot. Une douche, je commence le taf à 9h30, petit break le midi et je finis vers 17h30-18h. Les projets sont super intéressants. On est l’équipe « post trade », on s’occupe des informations d’achats/ventes acheminées tous les jours depuis les traders. C’est tellement compliqué que personne ne comprend vraiment à quoi correspondent ces informations qu’on manipule. Des cash-balances et open-trades et accruals et stock borrow loans et j’en passe et des meilleures… Mais c’est pas grave, il n’est pas vraiment nécessaire de comprendre, donc tout se passe bien ! Comme Sydney, l’open-space est très cosmopolite : beaucoup d’australiens, mais aussi des français (mon team leader vient de Bourgogne et un collègue vient de Nouvelle Calédonie !), des indiens, des irlandais, des anglais, des chinois, des russes… Et la mondialisation ne s’arrête pas là, puisqu’on échange constamment par mails ou en conférence téléphonique avec des équipes situées dans d’autres villes, notamment New-York et Honk-Kong. Autant dire qu’aucun jour ne se ressemble et que c’est toujours un grand plaisir de se lever le matin. Ce qui se dit sur Macquarie était donc bien fondé…

Ah, j’allais oublier. J’adore ce boulot, je vous l’avais déjà dit ? Héhé.

20
sept
10

Noel’s farewell Party – London calling

De manière générale, le plus dur en Australie, ce sont les gens à qui l’ont tient. A commencer, bien entendu, par tout ceux qui sont en France. La famille, les amis, qui nous manquent chaque jour un peu plus et que ça nous torture de les savoir si loin alors qu’on les voudrait si près et que ça fait longtemps, trop longtemps, qu’on ne les a pas vu… Rhaaaa! Bon donc ça, d’une part. Et puis y a ceux que l’on rencontre sur place. On fait connaissance, on sympathise, on est généralement expatriés donc on est ouverts aux autres. Le courant passe vite. On se rappelle, on se fait une bouffe, puis deux, une soirée, une virée, on rencontre les potes des potes. Puis y a quelque chose qui se crée. Les liens se tissent. Forcément. On est tellement déboussolés d’avoir perdu nos repères, ceux-là même qui ont tracé toutes notre vie jusqu’ici, laissés là bas dans notre pays d’origine, alors on est pressés dans retrouver d’autres. On tisse d’autant plus vite. Et on se récrée un monde, un nouveau, parallèle, pas en substitution mais en palliatif. Et on s’attache aux gens. Parce qu’ils sont extraordinaires. Ils viennent d’ailleurs, d’autres cultures, d’autres modes de vie, d’autres valeurs, et si adorables, si généreux. Ils croquent la vie comme si tout allait s’arrêter demain. Tout est simple, tout est facile, ça coule comme un long fleuve tranquille…

Business suit party!

Business suit party!

Varun and Vish

Varun and Vish

Jack, Estelle and Varun

Jack, Estelle and Varun

Listen to her, she means business!

Listen to her, she means business!

Alors on se marre, eh oui, c’est génial, on la tient la clé contre notre mal du pays. Ils sont là autour de nous, on se voit toutes les semaines, on part en vacances ensemble. Et jamais ça ne dérape, jamais on ne s’accroche, c’est juste génial ! C’est grâce à eux qu’on va tenir le coup jusqu’à notre retour en France. Ils nous portent. Ils sont l’antidote à l’effet secondaire du voyage prolongé à l’étranger.

Noel's farewell party

Noel's farewell party

Noel's farewell party

Mais voilà qu’en Australie, ça ne se passe pas comme ça. Le comble de cette histoire, c’est que ces nouveaux amis, en règle générale, une fois qu’on a bien tissé les liens, que le nouveau réseau est en place, de bonnes cordes solides sur lesquelles on se reposent à nouveau, et bien ils se barrent ! « Bye bye la compagnie, je rentre au bercail, ou je pars ailleurs, mais je ne prends pas racine ici ». Eh oui, c’est comme ça. Et en moins de temps qu’il en faut pour comprendre ce qu’il se passe, on se retrouve à l’aéroport, terminal d’embarquement, à dire au revoir le cœur bien gros et en se disant « encore un »…

Noel's farewell party

Noel's farewell party

Ahhhh Noel!

Ahhhh Noel!

Ivy on fire!

Ivy on fire!

Laura, Sue, Colm, Edel, Saurhab, Yoshi, Jamie… et y a deux semaines, c’était Daisy… et maintenant Noël… hein, quoi ? qui est le prochain ? Jack ?!? Naaaaaaaaaaaannnnnnnnnnn !!!!!

Noel's farewell party

Noel's farewell party

Noel's farewell party

Noel's farewell party

Sérieusement, Daisy et Noël dans la foulée, ça a été un sacré coup dur. Ca faisait plus d’un an qu’on se connaissait et qu’on se voyait quasiment toutes les semaines. On a eu du mal à y croire. D’autant plus que Noël parlait de partir en Europe depuis qu’on le connaissait et qu’il n’avait jamais vraiment eu de piste concrète. Alors à force de crier au loup, on a arrêté de le croire.

Noel's farewell party

Noel's farewell party

Noel's farewell party

And Sagar!

And Sagar!

Cargo bar, here we go!

Cargo bar, here we go!

Et pourtant, cette fois, il mettait bien les voiles. Il avait décroché un job à Londres et dès que son visa de travail été fait, il partait. Après avoir passé 4 ans à Sydney, autant dire qu’il laissait un grand vide auprès de son entourage. Et étant le plus fêtard de tous, il allait de soit que son départ se célèbrerait en plusieurs fois. Et la première d’entre elle fut cette mémorable soirée en 3 actes : Hilton – Ivy – Cargo. Tout de costumes vêtus. Avec une bonne partie de l’équipe ! La soirée était à l’image de l’histoire australienne qui unit tous ces gens. Un grand moment ! Héhéhé.

WTF?! We should have stayed at the Ivy!!!

WTF?! We should have stayed at the Ivy!!!

17
sept
10

Booti Booti National Park and Nelson Bay camping

Vous l’aurez compris, il était grand temps de se changer les idées. D’autant plus que ça en était obligatoire : notre grand pote Noël nous a appris qu’il partait s’installer à Londres pour quelques temps. Et son départ est dans deux semaines ! Alors le temps presse, il faut qu’on se fasse ce camping dont on parle depuis des mois. On loue deux berlines, Vish prend la sienne. La direction est donnée, ce sera Booti Booti National Park !

La direction est donnée, mais le chemin n’est pas encore pris. Ah oui, quand on n’a jamais fait de camping avec cette bande là, on n’est pas forcément au courant. On croit que quand on se donne tous rendez-vous vendredi soir à 19h, ça veut dire que le départ se fera vers 19h30-20h. Oui parce qu’on a quand même 3 heures de route, donc ça serait bien si… La bonne blague ! A 19h, on était 3. Ca veut dire qu’il en manquait 9, quand même. Et qu’il a fallu traverser 3 fois la ville pour récupérer tout le monde. Puis aller faire les courses, à manger et à boire… Résultat des courses, on est partis de Sydney à… 1 heure du matin ! Voilà, le ton du week-end est donné !

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Comme prévu cette fois, on est arrivés à Booti Booti National Park à 4h du mat’. Normal. On trouve le camping, on monte les tentes à la lampe frontale. Et… et… on entend comme le remous des vagues derrière la butte qui est devant nous. Dis moi pas qu’c’est pas vrai ? On part en expédition nocturne, vu qu’avec cette nuit épaisse, on n’a aucune idée de ce qui nous entoure. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on roulé pendant 3 heures, dont la dernière en plein milieu de la forêt. Alors on ne s’imaginait pas trop entendre des vagues.

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Du sable sous nos pieds, c’est bon signe. Eh oui, à 50 mètres à peine de là où s’est installé, l’océan. L’océan loin de tout. L’immensité devant nous. On a eu la bonne idée de lever la tête, et là, c’était Disneyland. Le Futuroscope. Le grand spectacle pour grands enfants. Un manteau de nuit peuplé de milliards d’étoiles. Une voute qui nous englobe et qui s’étire à l’infini, avec une densité d’étoiles qu’on n’avait encore jamais vu auparavant. Forcément, étant si éloigné des villes, l’obscurité est d’une pureté exceptionnelle. Et être au milieu de cette bulle gigantesque, c’est nous rendre notre émerveillement de gamin. Nous souffler les mots. Nous laisser béats d’admiration. Des étoiles filantes ont traversé le ciel, et nous, on étais tous allongés dans le sable, les yeux rivés vers les hauteurs, se disant que ce week-end commençait vraiment bien !

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Les barbecues n’ont pas eu le temps de refroidir, vu qu’on y faisait nos trois repas de la journée. Pique nique indien de rigueur, avec bœuf, poulet, curry, naan… Et pour faire un peu de sport, on s’est rendu de l’autre côté, au Wallis Lake. Les plus courageux (et/ou téméraires) ont pris les canoës, les autres le bateau à moteur, et c’est parti pour 3 heures de balade sur le lac. Il va falloir que j’upload la vidéo parce que Noël et Varun en grosse galère au milieu du lac pour retourner le canoë plein d’eau, ça n’a pas de prix !

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Le soir, ce sera feu de camp, brochettes et barbecue. Tous bien claqués par la journée à pagayer. Et on a fait attention pour le feu, hein, on s’est bien mis à l’écart de toute végétation inflammable !

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Le lendemain, on plie bagage et on reprend la route du sud, avec une étape à Nelson Bay. On avait entendu parler de dunes de sable, on voulait savoir ce qu’il en était. Eh bien oui, effectivement, il y a bien des dunes au nord de Sydney. Et même des chameaux ! Vous parlez d’un dépaysement ! Encore un endroit magnifique, où on est tous restés sans mot. Le calme et la plénitude d’une bande de potes en week-end, tout simplement.

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Booti Booti and Nelson Bay

Ce fameux week-end camping c’était fait attendre mais c’était pour la bonne cause. L’endroit était magnifique, les gens en or. Une vraie famille, qui allait devoir dire au revoir à son patriarche… Ah il allait nous manquer, Noël, celui dont je ne connais pas d’autre visage qu’un large sourire d’une oreille à l’autre. Plus d’un an déjà. Une fois de plus, ce n’est pas un adieu, on se retrouvera, ici ou là, ça ne fait aucun doute !

15
sept
10

Seeking a new job – Part 4

L’entretien d’aujourd’hui se passe au même endroit, mais pour un tout autre poste, dans une autre branche de Macquarie. Et je suis encore plus remonté que la semaine dernière. Faut dire que je commence à être entraîné à l’exercice ! Je rencontre les deux leaders techniques qui vont me faire passer l’entretien. L’un d’entre eux est français, ça aide à détendre un peu l’atmosphère. Mais ça ne les a pas empêchés de me passer à la moulinette.

Plus d’une heure d’entretien cette fois encore. Avec des questions théoriques piégeuses, des études de code, des résultats de requêtes, des explications illustrées sur le tableau des architectures mises en place dans mon précédent boulot… Ils ont déroulé toutes leurs questions et je n’ai pas flanché. A la fin de l’entretien, on a discuté de leur environnement de travail, des méthodologies, des projets. J’ai bien senti que le courant passait mais je ne voulais pas être trop confiant, ce n’est jamais bon. Ils m’ont dit qu’ils allaient discuter de tout ça et me tenir informé prochainement. Alors j’ai attendu, patiemment.

Macquarie Bank Headquarter

Et le verdict est tombé 48 heures plus tard : c’était ok ! YES ! Enfin, ok… ok pour avoir le second entretien. Vous croyez que c’est une blague ? Même pas. C’est Macquarie ! Donc prochaine étape, c’est direct la rencontre avec Monsieur le responsable des développements de la branche MSG, Macquarie Securities Group. Un des big boss du groupe avec son nom haut placé dans l’organigramme. Autant dire que la pression s’est faite sentir tout de suite. Et étant si près du but, hors de question de mollir !

Alors j’ai replongé dans les bouquins, à fond, mais pas sur la technique cette fois. Non, sur la méthodologie de gestion de projet. Les méthodes Agile comme on les appelle. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien, c’est comme si je l’avais senti. J’ai passé un week-end entier à regarder des vidéos de conférences sur YouTube qui traitaient du sujet. J’ai lu autant que j’ai pu. Assimilé jusqu’à plus soif.

Il fallait aussi assurer régler ce problème de fringues, parce que la chemise à 10 euros de chez Brice et la vieille cravate tordue de Kirill, c’est pas très pro. Direction « High and Mighty », le magasin de Sydney spécialisé pour les grands ! Là bas, c’est mon coin de paradis. Chemises, vestes, pantalons… tout tombe nickel chrome. C’est impeccable. Parce que dans tous les autres magasins, qui dit grand dit obèse… Enfin bref, j’ai pris la panoplie complète. Fallait jouer le tout pour le tout. J’ai dit banco la caravane ! Comme un vrai capricorne.

High and Mighty

Le lundi 20 septembre, même endroit, j’ai me suis rendu à ce fameux second entretien. Le dernier rempart avant le Saint Graal. Il y avait comme prévu Steve, le responsable des développements, ainsi que Jaya, chef de projet. On a passé en revu mes expériences précédentes et, durant une heure et demi, absolument toutes les questions ont porté sur la gestion de projet. Et j’ai donc pu briller avec ces fameuses méthodologies longuement révisées. Là encore, des mises en situation pour savoir comment je réagirais, comment je définis les priorités, gère les membres de l’équipe, les clients, les environnements, les erreurs, les conflits, les retards… J’étais complètement lessivé. Ca s’est terminé sur des sourires décontractés. Ils m’ont dit, comme toujours, qu’ils me tiendraient au courant.

On entre dans la quatrième semaine sans emploi. Officiellement, mon visa arrive à son terme. Officiellement, on est censés plier bagage et préparer notre retour en France. Je n’ai strictement aucune autre piste concrète à part Macquarie. Tout repose sur cet entretien. Autant vous dire que le suspens était littéralement insupportable !

10
sept
10

Moore Park Draft Basketball Team – KGV

Pour changer un peu des paysages magnifiques, des couchers de soleil à couper le souffle, ou encore des oiseaux colorés par millier, faisons une petite séance sportive. Je vous présente donc la Moore Park Draft saison 2010, équipe au sein de laquelle j’ai été recalé de pivot à photographe pour cause de genou défaillant… Snif !

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Le nom de l’équipe vient du fait que tous les joueurs, ou du moins ceux du noyau dur, se sont rencontrés sur les playgrounds de Moore Park le week-end. Et ont décidé de s’inscrire au tournois du King George V Indoor Basketball Comps, « KGV » pour les intimes.

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

L’équipe a gagné le tournois sans la moindre défaite. 16 victoires consécutives jusqu’au titre de champion. Ahhh j’aurais bien aimé partager ce beau parcours jusqu’au bout avec eux, vous pouvez me croire !

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

En tout cas, je suis fier de mes p’tits gars. Une sacrée équipe multi-nationale, avec australiens, russes, italiens, espagnols et indiens. Une équipe à l’image du pays. Qui démontre bien que lorsque l’on conjugue des talents, peu importe d’où ils viennent, rien ne peut les arrêter. Moore Park Draft !!! Oï Oï Oï !

Moore Park Draft KGV

Moore Park Draft KGV

10
sept
10

Winter arvo at the Royal National Park

Eh oui, encore et toujours ce bon vieux Royal National Park. On ne s’en lasse pas. Et en cette fin d’hiver un peu menaçante, on s’est laissés tenter par un pique-nique improvisé au bord de l’eau. Un fois encore, un ciel plus pittoresque que jamais, une plage encore inconnue et qui ne manquait pas de charme. Ses pêcheurs, ses pélicans, ses coquillages… Et pas de pluie. Magnifique !

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Royal National Park

Le premier qui poste un commentaire expliquant comment a été prise la photo ci-dessous gagne un cadeau :)

Royal National Park

09
sept
10

Estelle is a French Tutor

Après presque un an et demi de bons et loyaux services dans la restauration, Estelle en a eu ras la casquette et avait envie de changer d’air. Quel autre air ? Ca a été la question jusqu’à cette soirée de septembre, chez nos potes indiens à Maryann Street. C’est là qu’a eu lieu la révélation !

Une de leur nouvelle colocataire s’appelle Clémentine. Une jeune française qui est venu étudier à Sydney et qui avait besoin d’un petit boulot pour payer son loyer. Elle donne des cours de français ! Mais c’est bien sur ! Après une discussion avec elle, Estelle voyait ça comme une évidence. Même si c’était quelque chose qu’elle n’avait jamais vraiment fait, ça lui semblait fait pour elle. Estelle French Tutor, ou le début d’une nouvelle aventure.

Estelle French Tutor

Dans les jours qui suivaient, elle a crée sa fiche de tuteur sur www.TutorFinder.com.au, elle aussi mettant à contribution nos amis anglophones pour s’assurer d’avoir une annonce percutante. Puis elle a créé ses affiches qui seront épinglées un peu partout en ville. Et puis attendre que le téléphone sonne.

Estelle French Tutor

Et il a sonné, plutôt vite. Un jeune homme avait besoin d’aide pour une présentation dans le cadre de son travail. C’était un peu flou mais ils allaient se voir dans un café du Queen Victoria Building pour en discuter. Le jeune homme en question était plutôt costaud, genre 1m97, 113 kg. Un beau bébé. Le travail en question concernait un discours officiel à faire en français dans le cadre d’une rencontre sportive. Mais… mais… qui êtes vous ? Il s’agissait ni plus ni moins de Rocky Elsom, le capitain de l’équipe nationale de rugby, un des joueurs les plus décorés d’Australie à seulement 27 ans. Et le discours en question, c’est celui qu’il a prononcé devant la Fédération Française de Rugby, le soir du match du 27 novembre dernier, où lui et ses potes sont venus mettre une branlée 59 à 16 à nos petits bleus. « L’homme qui traverse les murs », a titré l’Equipe. Eh ben ce gars là, c’est l’élève d’Estelle ! Héhé.

Estelle French Tutor

Depuis, la liste des étudiants s’est étoffée. Sue, Megan, Taylor, Barbara, Christopher, Shaun, Jeff, Lauren… Des jeunes lycéens, étudiants ; une infirmière ; une professeur d’anglais à la retraire ; un néozélandais en ménage avec un français dans la haute couture ; un couple d’Australiens lui dans le cinéma, elle mannequin, qui se rendent au Festival de Cannes tous les ans… Elle a une douzaine de cours réguliers maintenant, différents âges, différents niveaux, différentes attentes. Elle doit donc adapter ses cours à chacun. C’est beaucoup de boulot mais ça lui plaît. Elle s’éclate !

07
sept
10

Seeking a new job – Part 3

Etre au top pour l’entretien, voilà le but qui était en ligne de mire. Pour cela, j’ai récupéré, synthétisé, lu et relu tous les exemples de questionnaires d’entretien disponibles sur Internet sur les compétences demandées pour ce poste. Des centaines de questions-réponses qui sont devenues ma bible couvrant le contenu théorique. Pour la pratique, les questions faisant appel à de l’expérience de terrain, j’ai envoyé un SOS à Nico et Fabien sur des sujets précis, et Alexandra pour tout ce qui était relatif à la finance. Une aide précieuse qui m’a permis d’étoffer mon bagage, j’en profite pour les remercier une fois de plus : mes amis, vous avez été au top !

Martin Place - GPO

7 jours de révisions intensives qui m’ont rappelé les périodes de partiels à la fac. Et qui m’ont permis de me remettre à niveau sur tout un tas de technologies que je ne connaissais pas assez dans le détail. Il me restait un autre problème à régler : la tenue vestimentaire. Parce qu’on doit se présenter à un entretien dans ce genre d’entreprises en « smart suit », comprenez le costard cravate de rigueur. Et moi, je n’ai rien de tout ça ici en Australie. J’ai bien un pantalon et une chemise qui pourraient faire l’affaire, mais ni veste ni cravate. Kirill m’en a prêté une. Tant pis pour la veste.

Martin Place Macquarie

L’entretien avait lieu au siège, à Matin Place, en plein cœur du Central Business District de Sydney, le cœur dynamique de la ville, là où je rêve de travailler depuis qu’on a débarqué en Australie. L’immeuble moderne Macquarie de 24 étages se trouve au sein même du magnifique bâtiment néo-classique fin 19ème du General Post Office. Arrivé au 8ème étage, je rencontre le chef de projet et le responsable technique qui vont me faire passer l’entretien. Une heure quinze minutes d’interrogatoire. Intense ! Des questions très précises en rapport avec les difficultés qu’ils rencontraient actuellement sur leur projet, pour s’assurer que j’étais l’homme de la situation. Moi qui croyais être paré à tout, ils ont encore élevé la barre au dessus. J’ai réussi à répondre à la grande majorité des questions, bien content d’avoir révisé ces sujets, mais il y a eu quand même certaines très spécifiques, sur des situations que je n’avais encore jamais rencontrées, et pour lesquelles je n’ai pas pu répondre avec grandes précisions.

Et c’est malheureusement là que le bas a blessé. J’aurais du avoir le verdict le vendredi qui suivait. Je ne l’ai eu finalement que le mardi d’après, car ils ont eu beaucoup de mal à prendre leur décision entre les différents candidats. Mais je n’ai pas été retenu. Ils ont pris un autre candidat qui avait plus d’expérience sur les thèmes abordés… Vous savez qui ils ont pris ? Egor ! Le russe de la semaine d’avant. Eh oui, puisqu’après l’entretien, j’ai fait un résumé des questions qui m’ont été posées à Proquest, en leur expliquant comment j’avais répondu et ce qu’ils attendaient. Proquest a rapporté tout ça à Egor, vu qu’il arrivait au bout de son contrat, et il a donc pu briller lors de l’entretien après moi ! Enfin, ce n’est qu’une bataille de perdue. Macquarie a d’autres postes à pourvoir. Et d’ailleurs, j’ai un autre entretien de prévu, le 15 septembre. C’est à dire… demain !




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